vendredi 6 novembre 2009

Réconciliation avec ma mère !

Je n'aurais jamais cru que les choses puissent couler aussi facilement.
Ma mère, j'étais très en colère après elle. Avant tout parce qu'elle a fini par abandonner chacun de ses enfants, les uns après les autres.

Moi, à 16 ans
ma soeur à 15
la troisieme, elle se l'est faite enlever par la DASS. Elle l'a récupérée 4 ans plus tard et l'a jetée dehors lors de ses 14 ans.

Ma première soeur et moi étions aller gueuler qu'elle recommençait déjà les mêmes conneries pour lesquelles la petite lui avait été enlevée, alors elle nous toutes virées en disant qu'on avait qu'à faire mieux, puisqu'on était si malines.

Ensuite ce furent les 2 petits. Elle s'est barrée de chez le père en lui laissant les gosses, ils avaient 8 et 9 ans il me semble. En gros, le truc pas super beau à raconter.

Nous avions, après de longues coupures, repris contact avec notre mère.

Cette fois c'est par l'intermédiaire de ma plus jeune soeur que ça a commencé. Elle a eu besoin de sa mère en étant proche d'accoucher. Nous n'avons pas interféré car ces choses-là sont personnelles.
Puis en voyant la situation précaire de sa fille, ma mère a commencé à l'aider un peu, en lui remboursant petit à petit une énorme somme d'argent qu'elle lui a escroqué, euh lui doit.
Tout doucement les liens se retissent, même si les souvenirs sont lourds.

Et bien sûr, est venu le jour où j'ai rencontré ma mère là-bas.
Je lui ai parlé normalement, sans agression mais avec beaucoup de retrait. Quand une autre fois j'ai eu un instant seule avec elle, je lui ai dit que là, je lui en voulais beaucoup pour avoir raccroché au nez de mon petit de 7 ans à l'époque, par peur de devoir me parler.
Il voulait juste de ses nouvelles.

Elle a soupiré (style, ohlala ça soule) puis est partie aux toilettes, puis lorsqu'elle en est sortie, elle est partie presque aussitôt.


Je ne voulais pas lui faire de mal, mais je voulais qu'elle sache que je n'était pas en colère par ingratitude, mais pour une raison légitime.
Je ne voulais pas qu'un non-dit de la sorte s'installe.
Je crois que j'ai bien fait.


Ensuite, avec le temps, et toujours chez ma soeur, chez qui pour rien au monde je ne voudrais poser de mauvaise ambiance, les relations avec ma mère se sont réchauffées. Jusqu'à devenir cordiales.


******** Bonne nouvelle non ? ********


Concernant mon mari maintenant.


On dirait qu'elle l'aime bien. Je crois qu'elle l'a toujours bien aimé. En tout cas elle lui a dit ceci : ma maison t'es ouverte. si tu veux passer, ou que tu n'as nulle part où vivre, tu peux venir sans problème.


******* Depuis ces derniers mois *******

Elle est venue chez moi 2 ou 3 fois. Peut-être 4.
Elle m'a proposé toute l'aide que je pouvais espérer pour ma maison, mais que j'ai refusée parce que c'est à moi de prendre ça en main.
Son chéri par contre, a (tenté de) réparé les vieux ordis que nous avions gardés, pour le cas où. Ce qui fait qu'on en a presque trois, qui fonctionnent presque très bien. (vous pigez, nous, on est contents, même si parfois ça marche pas vraiment).
Et bien sûr, ma mère veut maintenant me donner plein de trucs parce qu'on les lui donne à elle et qu'elle veut nous en faire profiter.

Mais moi ça va, j'ai à peu près ce qu'il me faut, et j'aime bien les mériter moi, mes objets. Par contre, si son chéri veut faire des réparations dans le truc délabré qui me sert d'appart, quand j'aurai fini mon devoir perso, ah ben là je dirais pas non, et même je tenterai de le faire avec lui, pour apprendre un peu le bricolage.



******* Alors cette idée, qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans ? *******


Eh bien c'est simple, elle intervient après tout ça.

Ma mère a plein de vieux meubles dans un garage. Bon, des vieux trucs qui datent au plus tôt de mon enfance, mais qui fonctionnent bien et ne sont pas cassés. (ça change de chez moi)
En plus, son chéri adore bricoler, alors il redonne une jeunesse à tout ce qui lui tombe sous la main. Il a vraiment l'air d'être un brave gars avec une franchise, claire mais correcte. S'il est vraiment comme ça, ben tant mieux pour ma mère, qu'elle soit bien et qu'elle ne fasse pas de connerie, c'est tout ce que je lui souhaite.


Donc, comme je le disais dans l'article précédent, ni moi ni soeur Anne ne voyions venir ... l'aménagement de mon mari dans son appartement !

Et moi bon, j'ai bien apprécié sa présence mais là, ça commençait à me peser de plus en plus.

Un beau matin (ben oui, forcément beau le matin), je pensais à ce que ma mère disait à propos de mon mari.
Et enfin, est arrivée L'IDEE !!


J'ai téléphoné à ma mère en lui explicant que si elle pouvait aider mon mari à se trouver un frigo et une cuisinière, sachant que nous avions des matelas, ça m'arrangerait car il pourrait alors enfin partir vivre dans son appart, prendre les enfants de façon petit à petit régulière, afin qu'on l'organise cette séparation. Parce que là, on en était loin !




Et là, je dois bien l'admettre, j'ai vu que eh oui, ma mère est incroyable.

Elle lui a fait la totale. Maintenant il a tout. la vaisselle, linge de maison, couvertures, bibelots, lave-linge et MEME .... un sèche-linge A VAPEUR !!!!!!!!


Il a tout, et même des trucs à raclette, tout ce qu'on n'avait même pas imaginé. Limite même, il a trop de choses pour son minuscule appartement (2 pieces).
Waow, on peut pas dire qu'elle fasse les choses à moitié.

Le plus dur maintenant, ça va être de veiller à ce qu'elle ne parte pas dans l'excès. Parce que là elle parle en plus d'armoire 4 portes à mettre dans la chambre où il y a déjà les 5 couchages, à mon avis, on atteint les limites.
Même avec moi, elle a voulu m'apporter un bureau pour mon ptit 3ème qui avait un bureau de cp. Je lui ai dit que j'aurai pas la place, elle l'a apporté quand-même.
Bon, elle avait raison il n'est pas grand mais est mieux pour mon ptit bonhomme. Du coup c'est la petite dernière qui a hérité de l'ancien bureau de son frère, et tout le monde en a un maintenant. Chaque enfant, et moi aussi. cool.



Voilà donc la fin de l'histoire. Vous comprenez donc que je ne peux pas d'un coté profiter des bienfaits de ma mère, et d'un autre coté lui concerver une rancoeur qui là du coup deviendrait de l'ingratitude.

Et puis, durant tous les jours où j'ai été seule avec mes enfants, je me suis bien souvenue de tout ce qu'ELLE, elle faisait pour qu'on vive bien à la meilleure période de notre vie avec elle. Elle s'est bien débrouillée quand même, et elle a veillé sur nous quand on était tout petits, elle nous a apporté les bases quand on était le plus vulnérables.
Pour mes deux plus petits frère et soeur, c'est plus délicats, ils étaient bien trop petit. Là c'était trop salaud de partir. Trop égoïste. Et puis pour ma soeur qui a été retirée, là aussi il y a faute grave je trouve. Mais bon, il faut pardonner. C'est pas évident, on n'oublie pas, mais il faut arriver à pardonner.
Pour l'autre, mais aussi pour soi. On est trop peu de choses pour ne pas faire de notre mieux pour avancer. Pour ça, il faut abandonner ses chaînes.

jeudi 5 novembre 2009

A la demande générale ... de Poulette en fait.

Salut !

Bon, je viens de me faire tirer l'oreille par la Poulette alors je commence vite par écrire un message sur le blog, sinon elle va me botter les fesses dit-elle. (Elle l'a pas dit aussi poliment uhuhu)

Alors, que c'est-il passé ces derniers temps ?

Commençons par mon mari et moi.

On s'est remis ensemble.

...........
...........
...........

Mais non, je déconne !!!
Oui, je sais, je suis une peste.

Non, en réalité, c'est bien plus complexe.
Je ne vous ai pas encore raconté que j'ai emmené les enfants camper ce mois d'aout durant une semaine près de chez moi, dans un super camping avec un lac privé et piscine pour les petits et un lac public, juste à coté.
Les enfants ont appris à nager, y compris miss5ans qui a appris à nager sous l'eau. Elle plongeait sous l'eau en criant "géronimoooo".
Rah la ptite saucisse. C'était trop marrant et ça nous a fait énormément de bien.

Ca nous a coûté très peu d'argent (150 euros les 7 jours + 2 jours où on a laissé la tente sur place pour rentrer à la maison parce que de gros orages étaient annoncés... ça va, c'est correct non ?)

Les 3 derniers jours, mon mari est venu nous rejoindre.
La tente, elle est tellement chouette et grande (un dome) que nous avions 3 chambres séparées et un grand espace au milieu.
Monsieur mari a dormi dans cet espace là.

Il a été très surpris de voir la façon dont je dépensais mon argent car cela faisait des années que ces choses-là n'étaient pas possibles.
On s'est contenté de peu, mais c'était génial.
Lui, ça lui a donné envie.
Envie de vivre et de ne pas être prisonnier de son manque d'argent.
Voir à quel point les enfants et moi étions heureux de ce que nous avions, ça a dû le rendre jaloux. Jaloux dans le bon sens, du coup.

Bref, lorsque nous sommes rentrés, il m'en a parlé, il était pensif et son cheminement intérieur se lisait sur son visage.
On est bien d'accord hein, tout cela est à relativiser car les apparences sont souvent trompeuses, particulièrement chez les toxicomanes.
Alors pour préciser ma pensée sur le moment, j'étais étonnée, mais je ne criais pas victoire et je suis restée sur mes gardes.

le mois suivant, il a nettement moins dépensé son argent. Il a enfin pris son appartement, enfin signé le bail et payé le loyer. Il a aussi payé sa part de notre crédit sans faille et m'a donné un peu d'argent, en dédommagement disait-il.
L'appartement n'était pas du tout meublé, mais il a continué à le payer le mois suivant et à combler son découvert bancaire.

Ah oui, une chose très importante.
Sa famille et lui se sont fachés d'une façon si forte, que nous avons tous vu un autre visage chez les siens. Tant mieux, on sait tous à quoi s'en tenir maintenant, et lui y compris.
C'est depuis qu'il n'a plus mis les pieds dans sa famille qu'il n'a plus touché à l'héroïne.

Alors, j'ai décidé de lui venir en aide.
Les conditions d'entraide étaient bien établies.

Mensonge, came, dépense inconsidérée, et c'était la porte directement. De plus, il était là en tant qu'invité. Donc, interdiction absolue d'intervenir dans mon éducation ou mes décisions, et le dodo c'est sur le canapé.


Il est resté encore un mois chez moi.
Mais très vite, je me suis laissée aller. J'ai recommencé à me laisser vivre et le laisser faire tous les repas et prendre les enfants en charge pour l'école et les choses de cet ordre.
Moi, j'ai à nouveau délaissé mon appartement petit à petit.


Mes sentiments pour lui aussi sont compliqués.
Je vois bien que je l'aime beaucoup et que son cerveau petit à petit s'est remis en état de fonctionner. Ca fait du bien à toute la petite famille.
On a bien eu des petites "activités intimes" tous les deux (ahem) et là aussi, progrès pour lui.
Le produit l'avait rendu presque impuissant et même éjaculateur précoce (tout pour énerver une femme quoi).
Ca c'est nettement amélioré au fur et à mesure que cette toxine quittait son corps.


Encore un détail : je ne me souviens même plus la dernière fois qu'on s'est engueulé, tellement ça remonte à loin.
Tant mieux, ça fait du bien des relations normalisées.


Alors, tout notre entourage à commencé à croire qu'on s'était vraiment remis ensemble et qu'on allait reprendre la vie commune.
Mais moi, là, je ne suis pas d'accord et il le sait bien, la vie séparée reste de mise, le soutien mutuel et quelques petits jeux occasionnels ne remettent pas cela en cause.


A chaque fois qu'il a reçu son argent, il a fait baisser son découvert. Il a atteint la moitié de la somme qu'il dépensait avant.
Bien.

Mais, comme soeur Anne, niveau aménagement de son appartement, je ne voyais toujours rien venir, ni même la possibilité que ça vienne.

Alors il m'est venu une idée.

Cette idée a eu plusieurs conséquences, aussi, pour vous raconter cela correctement, je vais le faire si vous le permettez, dans le message suivant.

Déjà là, avouez, ça en faisait des choses.


Bon, ça va Poulette ? Satisfaite ? Je peux retirer les coussins de sécurité que j'avais ceinturés à mes fesses ?
Non, t'inquiètes, la suite arrive immédiatement, alors pitié, pas les dents.
:)))

mardi 27 octobre 2009

dimanche 25 octobre 2009

Des solutions ?

En écrivant, il me vient des idées.

Je vais les noter ça va pitetr m'aider.

Donc, appeler l'université et quoi qu'ils me disent, leur demander le programme détaillé de la formation qui suscite mon intérêt.
Comme ça, j'aurais les informations sur les langages à étudier, et au pire, j'achète les livres et j'apprends toute seule.
Ouais je sais, ça vaut pas une formation tutorisée par un professeur mais bon, ce sera mieux que stagner.

Euh, quoi d'autre.
Tain, j'avais pensé à plusieurs trucs en envoyant les deux messages précédents, et là, en deux secondes, oubliés.


Ah ouais !!!! Me rappelle : voir les web agency, rencontrer des pro et les interroger.
Mais ça par contre ça me fout la trouille. C'est vrai hein, faut se lancer déjà, et le premier pas pour moi c'est une montagne, ensuite il faut réussir à rencontrer quelqu'un et réussir à obtenir un entretien.
Après bien sûr, ben faut poser les bonnes questions si on veut avoir des réponses pertinentes.
Bon, on va essayer, hein ?


Eh, oh , du calme.
Je ne vais pas me jeter à l'eau comme ça, si brutalement !
C'est l'hiver, merde !

Ouais, allez, j'avoue. Je suis pas encore prête pour cette étape là (celle des pros).
J'ai encore une chaine au pied, dont je parlerai plus tard, quand je m'en serai débarrassée.


Allez, ça m'a fait du bien d'écrire, maintenant je commence enfin à être fatiguée. Je vais aller me reposer.

Ca sert à ça un député ?

Et le député de mon coin ? Il pourrait pas faire un lien entre la région et l'école ?
Est-ce que ça fait partie de ses compétences ?

Ca serait peut-être à creuser comme idée.
Parce que, je l'ai déjà contacté moi la région pour ce qui concerne la formation etc, aucun de ceux qu'on m'a passé n'a su me répondre.

Eh voilà, re-trouille.

Que dire ?

Lundi, 4h42, sur le net, morte de trouille, et qu'à toujours pas dormi ... NORMAL !

Qui trouve absolument pas qu'est-ce qu'elle va foutre de son diplôme maintenant !
NORMAL !

Je comprends pas. J'avais bien vu sur internet que j'allais pouvoir faire une super formation pour apprendre mon métier A CONDITION D'AVOIR MON BAC !?!
J'ai quand même pas rêvé !

Je trouve plus rien et la trouille au ventre commence à monter et à bien tout nouer là-bas dedans.

D'abord, je me suis aperçue d'un truc, c'est que si je voulais (ou si une école acceptait mon dossier et que ce soit le cursus qu'il me faut), je pourrais passer une licence en 3 ans.
Je croyais qu'il fallait avoir déjà le bac+2, c'est dire si je ne sais rien à rien.

Quand j'ai vu ça, j'ai eu envie de vomir. Pour de vrai. Ca m'a tellement troyée que je suis allée au toilettes jusqu'à ce que ça passe.

Maintenant je vois qu'à l'Université de Genève, je pourrais aller en cours tout en vivant avec mes enfants.... du moins s'il y a un accord entre Genève et la France, et s'il y a un financement, et s'ils acceptent le dossier, et si que sais-je encore.
Nulle part je ne trouve trace d'un tel accord -déjà, pour commencer- pas même sur le site du Ministère de l'Education.
Aïe.
Pas rassurant.


Par contre, ils disent sur leur site (l'Université de Genève) qu'ils font aussi les formations à la carte et qu'il faut les contacter pour voir toutes les possibilités.
Bon, ok, ils parlent pour les suisses. Mais je vais appeler quand même ; on ne sait jamais.


Alors voilà quoi, trouille, peur de rêver et de tomber de haut, j'ai demandé à Soeur Anne, elle ne voit rien venir non plus,
la rentrée universitaire elle, elle a bien commencée, mais sans moi.

mardi 29 septembre 2009

Eh beh !!

Un mois sans web. Arf.
Mais il y a pire : de retour sur le net, pas un seul e-mail d'amis ou de proche ... VieDeMerde.

Bon, plus sérieusement, je me suis posé la question durant mon grand désert numérique de l'intérêt, pour moi comme pour les 2 ou 3 lecteurs qui ont suivi mon blog, de continuer.
J'avoue, je suis une mauvaise blogueuse puisque je ne l'alimente pas régulièrement et que je ne fini même pas les histoires que j'ai commencé à y raconter.

Je vais voir si j'arrive à faire mieux mais sinon, je ne donne pas cher de la peau de ce blog.
Survivra-t'il à mon manque notoire d'organisation ?
Devrais-je le transformer en recueil de mes petits délires de pensée ?

En même temps, j'ai envie moi de raconter ; ça me fait plaisir et puis aussi ça m'aide à faire un peu le point, à revenir sur des choses dont j'aurais pas remarqué les détails si je ne l'avais pas écrit. Alors bon, on verra bien.
Qui vivra, verra ... qu'y disaient
;)