Tout, absolument tout.
Il n'y a pas eu la moindre anicroche.
Mon amie, Poulette, a tout fait pour que je sois heureuse, et elle a bien réussi. Elle m'a fait visiter plein de choses, et j'étais vraiment aux anges.
Son amoureux s'est montré adorable, et on a vraiment passé des moments merveilleux, dont on a profité au maximum pour rattraper tout le temps qu'on ne s'est pas vues ni parlé.
Ils m'ont gâtée comme je ne l'avais pas été depuis ... Bah, jamais en fait une amie ne m'avait gâtée à ce point.
Je m'en suis pris plein la vue, plein le coeur et plein la mémoire. C'était un peu comme si elle avait passé tout mon séjour à me prendre dans ses bras, vraiment je baignais dans le bonheur.
Elle m'a fait manger chinois, japonais, et m'a traitée comme une invitée de marque.
J'ai assez peu dormi et elle n'a eu aucun mal à me réveiller, ce qui était une grande inquiétude pour moi. Parce que quand je dors, je dors, tu peux t'arracher les cheveux à coté, ça ne m'arrachera pas de mes rêves.
Première nuit, je leur dit de ne pas s'inquiéter si je parle, crie, ou pleure dans mon sommeil, je le fais souvent. Du coup, j'ai crié, parlé et ça m'a réveillée moi, mais pas eux. Tant mieux.
Les autres nuits, j'ai dormi du sommeil du juste, des nuits courtes mais super reposantes. J'ai adoré.
Eux ils critiquaient leur canapé en disant qu'on y dort mal, mais c'est pas du tout ce que moi j'ai ressenti (j'avais une couette super chaude avec une housse chaude, ça a bien joué aussi).
Quand à mon université, alors là, quelle joie, mais quelle joie !
Déjà, heureusement que j'y suis allée, parce qu'on a eu des cours et de très importantes explications.
Mais en plus, je me suis sentie enfin dans MON élément. J'ai adoré écouter, comprendre, apprendre. Adoré.
J'ai appris une règle de grammaire que j'ignorais totalement en anglais (mais, bon, ça allait, nous l'ignorions tous) et nous avons corrigé l'examen de l'année dernière.
La matière que j'ai préférée fut le français. Nous avons parlé de "Madame Bovary" et nous parlerons du Philanthrope, de Molière au mois de mars. J'ai beaucoup aimé cet échange avec le prof et les autres élèves.
La philo par contre me laisse dubitative.
Il FAUT faire, mais en même temps il ne FAUT PAS. Bref, je verrais à l'usage si j'ai bien compris.
La prof a dit que tout est dans la construction de la réflexion et que ce n'est pas tant de trouver une réponse qui compte, que de bien construire notre raisonnement dans toutes les nuances possibles.
En gros ça veut dire, telle question veut dire ceci, mais aussi son contraire si on y réfléchi bien... et ça, c'est tout moi. J'ai bon espoir.
Elle a dit aussi qu'avec une bonne orthographe et une bonne syntaxe, on devrait s'en sortir. Bon, je ne devrais pas être trop à la ramasse ... j'espère.
Quoi qu'il en soit, j'ai pris beaucoup de plaisir à être en classe et j'espère que j'en aurai autant à faire mes cours et lors de l'examen.
Par contre en rentrant, j'ai reçu un mail du CNED m'avertissant qu'ils ont bien enregistré mon inscription.
Quoi ? Seulement maintenant ? Mais alors, je vais les recevoir quand moi, mes cours ?
Enfin, tout cela m'a fait beaucoup de bien, et m'a permis de me ressourcer au plus profond de moi-même.
Maintenant, si je dois faire 2 ans pour avoir mon diplôme, ça ne me dérange plus, car au contraire, je sais que je maîtriserai beaucoup mieux tout le cursus et que c'est sûr, je l'aurai mon diplôme.
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jeudi 29 janvier 2009
jeudi 15 janvier 2009
- Je veux un diplôme
Et je compte bien tout faire pour l'avoir.
J'ai tapé à toutes les portes. Crève, m'a-t'on répondu partout ; toi, t'as droit à rien parce qu'il y a toujours un critère auquel tu ne réponds pas.
Alors, dès que j'ai eu internet, j'ai cherché partout, pendant des mois.
Et j'ai trouvé !!!
Le DAEU (Diplôme d'Accès à l'Enseignement Universitaire). Il ouvre tout grand les portes des universités héhéhé, trop forte !!
Il existe en version scientifique ou littéraire. Bon, faut pas pousser, je choisi le littéraire, c'est celui qui me correspond parfaitement.
Comment est-ce possible ? Grâce au CNED bien-sûr. Et d'ailleurs, qui donc peut être plus fiable que l'éducation nationale elle-même ? Alors quand en plus, elle permet de prendre les cours à distance, c'est royal !
Donc voilà : je me suis inscrite au CNED et à l'université, qui organise l'examen de fin d'année.
J'ai été obligée de choisir une université à Paris, car elle était la seule à proposer les matières que j'ai choisies. Mais j'habite bien loin de là, et ça va me demander de l'argent, car je dois m'y rendre 3 fois au cours de l'année.
Tout le monde a tenté, et tente encore, de m'en dissuader : "ça sert à rien", "ça coute trop cher pour toi, t'as pas les moyens". "à ton âge, pour quoi faire ?"
Mais moi je sais, je sens très fort en moi que c'est exactement ce que je dois faire. Alors je le fais. Je laisse parler tout le monde, ceux qui se moquent, ceux qui trouvent ça inutile et ceux qui trouvent que c'est de l'argent foutu en l'air. Ils peuvent baver tant qu'ils veulent, moi je résiste à leur influence et je fais ce que je peux pour avancer.
Il n'y a qu'une chose qui pourrait m'en empêcher (en dehors de l'argent, qui est le nerf de la guerre) : c'est la peur.
La peur de rater les examens, ou de ne pas tenir sur le long terme à faire sérieusement mes cours. Elle me tenaille, mais je lutte pour la maîtriser ... et la vaincre.
Mon argument : si je rate, j'aurais peut-être honte, mais si je n'essaie pas ou si je ne le fais pas sérieusement, j'aurais des regrets et la question me hanterait toute ma vie ... aurais-je été capable si j'avais essayé ?
Bien sûr, il y a de très gros obstacles. Il faut que j'arrive à les surmonter.
Première chose, je me suis inscrite à l'université de Paris : 205 euros.
Ca paraît dérisoire comme somme, mais quand on doit faire attention à tout, et qu'on manque chaque mois d'argent, alors on a tout le monde sur le dos qui nous reproche notre "dépense égoïste" (si si, on me le dit sans arrêt, même ceux dont ce n'est pas l'argent)
Je n'ai pu les payer qu'à la dernière date, en décembre.
Puis il reste 285 euros à payer au CNED, pour payer les cours. Ca, je peux payer en 3 fois... mais ça va faire très mal au budget quand même.
Pour les livres obligatoires, les sites web de vente aux enchères d'objets d'occasion. Ca va.
Je n'ai pas encore reçu les cours, puisque je ne peux pas payer en même temps l'inscription universitaire et le CNED. J'envoie l'inscription CNED demain matin (même le timbre, j'ai eu du mal à l'avoir. Sans oublier qu'un timbre ne sert à rien si on n'a pas d'enveloppe où le coller)
Alors voilà le problème -Dieu que j'ai pleuré pour ça- je vais commencer les cours prochainement. Les autres candidats ont commencé en octobre-novembre. ... L'examen aura lieu fin mai, début juin. Et quand je vois l'ampleur des cours (j'ai reçu le programme avec exemples de mon université), je prends conscience que je n'ai qu'une chance infime de réussir cette année.
Une bonne raison pour ne rien faire ?
Ben non, parce qu'avant de faire les test pour connaître mon niveau actuel, je pensais devoir faire 1 ou 2 ans de prépa au DAEU. Finalement, les résultats de mes test ont été très bon, surtout quand on les compare à ce dont je me croyais capable. Ce qui fait que j'ai pu entrer directement en année de DAEU.
Alors, si je n'obtiens que la moitié des matières, je pourrais toujours recommencer en octobre prochain, et là je l'obtiendrai mon diplôme, je le sens en moi. J'en ai la force, j'en ai les capacités, ça, maintenant je le sais.
Bien entendu que ce sera dur, parce qu'il faudra que j'ai un emploi en même temps, mais je vais y arriver car apprendre, c'est le plaisir de ma vie, ça me fait me sentir bien dans ma peau. Et aussi parce que progresser, c'est un devoir, un besoin.
En attendant, j'ai commencé les lectures du programme : j'ai reçu le livre de Flaubert : "Madame Bovary" en décembre (je l'ai eu d'occas pour moins de 5 euros, c'est pas génial ça ?). Donc je l'ai lu et j'y ai pris grand plaisir. J'en ai tiré des leçons de vie aussi, en voyant comment par égoïsme, on peut détruire la vie de toute sa famille et bousiller ses enfants et soi-même.
J'ai pris quelques jours pour me remettre de cette histoire et maintenant, je commence "Le Philanthrope", de Molière, acheté au même prix, sur le même site.
De toute façon j'adore lire, alors c'est cool, c'est l'utile relié à l'agréable.
Je garde espoir et optimisme, mais il y a encore 3 autres obstacles qui se dressent devant moi, et là, ce sont des obstacles de taille. Mais ça, c'est une autre partie de l'histoire, que je me propose de vous conter dans un autre article.
J'ai tapé à toutes les portes. Crève, m'a-t'on répondu partout ; toi, t'as droit à rien parce qu'il y a toujours un critère auquel tu ne réponds pas.
Alors, dès que j'ai eu internet, j'ai cherché partout, pendant des mois.
Et j'ai trouvé !!!
Le DAEU (Diplôme d'Accès à l'Enseignement Universitaire). Il ouvre tout grand les portes des universités héhéhé, trop forte !!
Il existe en version scientifique ou littéraire. Bon, faut pas pousser, je choisi le littéraire, c'est celui qui me correspond parfaitement.
Comment est-ce possible ? Grâce au CNED bien-sûr. Et d'ailleurs, qui donc peut être plus fiable que l'éducation nationale elle-même ? Alors quand en plus, elle permet de prendre les cours à distance, c'est royal !
Donc voilà : je me suis inscrite au CNED et à l'université, qui organise l'examen de fin d'année.
J'ai été obligée de choisir une université à Paris, car elle était la seule à proposer les matières que j'ai choisies. Mais j'habite bien loin de là, et ça va me demander de l'argent, car je dois m'y rendre 3 fois au cours de l'année.
Tout le monde a tenté, et tente encore, de m'en dissuader : "ça sert à rien", "ça coute trop cher pour toi, t'as pas les moyens". "à ton âge, pour quoi faire ?"
Mais moi je sais, je sens très fort en moi que c'est exactement ce que je dois faire. Alors je le fais. Je laisse parler tout le monde, ceux qui se moquent, ceux qui trouvent ça inutile et ceux qui trouvent que c'est de l'argent foutu en l'air. Ils peuvent baver tant qu'ils veulent, moi je résiste à leur influence et je fais ce que je peux pour avancer.
Il n'y a qu'une chose qui pourrait m'en empêcher (en dehors de l'argent, qui est le nerf de la guerre) : c'est la peur.
La peur de rater les examens, ou de ne pas tenir sur le long terme à faire sérieusement mes cours. Elle me tenaille, mais je lutte pour la maîtriser ... et la vaincre.
Mon argument : si je rate, j'aurais peut-être honte, mais si je n'essaie pas ou si je ne le fais pas sérieusement, j'aurais des regrets et la question me hanterait toute ma vie ... aurais-je été capable si j'avais essayé ?
Bien sûr, il y a de très gros obstacles. Il faut que j'arrive à les surmonter.
Première chose, je me suis inscrite à l'université de Paris : 205 euros.
Ca paraît dérisoire comme somme, mais quand on doit faire attention à tout, et qu'on manque chaque mois d'argent, alors on a tout le monde sur le dos qui nous reproche notre "dépense égoïste" (si si, on me le dit sans arrêt, même ceux dont ce n'est pas l'argent)
Je n'ai pu les payer qu'à la dernière date, en décembre.
Puis il reste 285 euros à payer au CNED, pour payer les cours. Ca, je peux payer en 3 fois... mais ça va faire très mal au budget quand même.
Pour les livres obligatoires, les sites web de vente aux enchères d'objets d'occasion. Ca va.
Je n'ai pas encore reçu les cours, puisque je ne peux pas payer en même temps l'inscription universitaire et le CNED. J'envoie l'inscription CNED demain matin (même le timbre, j'ai eu du mal à l'avoir. Sans oublier qu'un timbre ne sert à rien si on n'a pas d'enveloppe où le coller)
Alors voilà le problème -Dieu que j'ai pleuré pour ça- je vais commencer les cours prochainement. Les autres candidats ont commencé en octobre-novembre. ... L'examen aura lieu fin mai, début juin. Et quand je vois l'ampleur des cours (j'ai reçu le programme avec exemples de mon université), je prends conscience que je n'ai qu'une chance infime de réussir cette année.
Une bonne raison pour ne rien faire ?
Ben non, parce qu'avant de faire les test pour connaître mon niveau actuel, je pensais devoir faire 1 ou 2 ans de prépa au DAEU. Finalement, les résultats de mes test ont été très bon, surtout quand on les compare à ce dont je me croyais capable. Ce qui fait que j'ai pu entrer directement en année de DAEU.
Alors, si je n'obtiens que la moitié des matières, je pourrais toujours recommencer en octobre prochain, et là je l'obtiendrai mon diplôme, je le sens en moi. J'en ai la force, j'en ai les capacités, ça, maintenant je le sais.
Bien entendu que ce sera dur, parce qu'il faudra que j'ai un emploi en même temps, mais je vais y arriver car apprendre, c'est le plaisir de ma vie, ça me fait me sentir bien dans ma peau. Et aussi parce que progresser, c'est un devoir, un besoin.
En attendant, j'ai commencé les lectures du programme : j'ai reçu le livre de Flaubert : "Madame Bovary" en décembre (je l'ai eu d'occas pour moins de 5 euros, c'est pas génial ça ?). Donc je l'ai lu et j'y ai pris grand plaisir. J'en ai tiré des leçons de vie aussi, en voyant comment par égoïsme, on peut détruire la vie de toute sa famille et bousiller ses enfants et soi-même.
J'ai pris quelques jours pour me remettre de cette histoire et maintenant, je commence "Le Philanthrope", de Molière, acheté au même prix, sur le même site.
De toute façon j'adore lire, alors c'est cool, c'est l'utile relié à l'agréable.
Je garde espoir et optimisme, mais il y a encore 3 autres obstacles qui se dressent devant moi, et là, ce sont des obstacles de taille. Mais ça, c'est une autre partie de l'histoire, que je me propose de vous conter dans un autre article.
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