jeudi 29 janvier 2009

- Entretien d'embauche

Etape suivante, avoir un travail.

Alors là justement, il s'est présenté une offre d'emploi qui pourrait bien me plaire.
J'ai écrit et ... le responsable ne m'a pas répondu.

Je l'avais appelé avant d'envoyer ma candidature pour le prévenir que mon cv est très ... spécial. Disons, atypique. Il m'a assuré qu'il lisait tous les CV correctement. Mais il ne m'a pas rappelée, donc j'étais très inquiète.

Alors je l'ai appelé moi-même hier.
Il m'a confirmé que mon CV est atypique, mais a ajouté, "après tout, pourquoi pas". Puis il m'a proposé un rendez-vous. J'espère que ce n'est pas un rendez-vous juste pour m'expliquer ce qui joue contre moi !

Je le vois demain, vendredi, à 15 heures.
J'ai peur. J'ai des chaussures à talons, une belle chemise gris foncé qui donne une allure dynamique, mais pas de pantalon noir. J'ai trop grossi, plus rien de me va.
Je mettrai donc mon meilleur jean dans lequel on ne voit pas qu'il me va serré.
J'espère que ça fera l'affaire et que je saurai lui donner envie de me donner le poste.

Cet emploi, si j'y réussi, va changer ma vie. Alors il me le faut.
Il est très différent de tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant, et est même très différent de tout ce qu'on pourrait me proposer d'autre.

Priez pour moi, pour que je l'ai !

Rohlala, la pétoche, mais la joie en même temps.
On verra bien ce que ça donne, mais au moins je suis contente d'avoir osé postuler pour une telle place. J'espère, j'espère j'espère j'espère que je l'aurai. Tout changera et j'aurai enfin le droit de vivre pleinement, en étant fière de mon travail. Je rencontrerai plein de monde et verrai plein de ces choses que j'adore.

Je ne vous en dis pas plus pour l'instant. Demain soir, vous saurez de quoi il s'agit, et moi je saurai si j'ai une chance de faire l'affaire.

J'espère j'espère j'espère.

- TOUT c'est bien passé

Tout, absolument tout.
Il n'y a pas eu la moindre anicroche.

Mon amie, Poulette, a tout fait pour que je sois heureuse, et elle a bien réussi. Elle m'a fait visiter plein de choses, et j'étais vraiment aux anges.
Son amoureux s'est montré adorable, et on a vraiment passé des moments merveilleux, dont on a profité au maximum pour rattraper tout le temps qu'on ne s'est pas vues ni parlé.
Ils m'ont gâtée comme je ne l'avais pas été depuis ... Bah, jamais en fait une amie ne m'avait gâtée à ce point.
Je m'en suis pris plein la vue, plein le coeur et plein la mémoire. C'était un peu comme si elle avait passé tout mon séjour à me prendre dans ses bras, vraiment je baignais dans le bonheur.

Elle m'a fait manger chinois, japonais, et m'a traitée comme une invitée de marque.

J'ai assez peu dormi et elle n'a eu aucun mal à me réveiller, ce qui était une grande inquiétude pour moi. Parce que quand je dors, je dors, tu peux t'arracher les cheveux à coté, ça ne m'arrachera pas de mes rêves.
Première nuit, je leur dit de ne pas s'inquiéter si je parle, crie, ou pleure dans mon sommeil, je le fais souvent. Du coup, j'ai crié, parlé et ça m'a réveillée moi, mais pas eux. Tant mieux.
Les autres nuits, j'ai dormi du sommeil du juste, des nuits courtes mais super reposantes. J'ai adoré.
Eux ils critiquaient leur canapé en disant qu'on y dort mal, mais c'est pas du tout ce que moi j'ai ressenti (j'avais une couette super chaude avec une housse chaude, ça a bien joué aussi).


Quand à mon université, alors là, quelle joie, mais quelle joie !
Déjà, heureusement que j'y suis allée, parce qu'on a eu des cours et de très importantes explications.
Mais en plus, je me suis sentie enfin dans MON élément. J'ai adoré écouter, comprendre, apprendre. Adoré.
J'ai appris une règle de grammaire que j'ignorais totalement en anglais (mais, bon, ça allait, nous l'ignorions tous) et nous avons corrigé l'examen de l'année dernière.

La matière que j'ai préférée fut le français. Nous avons parlé de "Madame Bovary" et nous parlerons du Philanthrope, de Molière au mois de mars. J'ai beaucoup aimé cet échange avec le prof et les autres élèves.

La philo par contre me laisse dubitative.
Il FAUT faire, mais en même temps il ne FAUT PAS. Bref, je verrais à l'usage si j'ai bien compris.
La prof a dit que tout est dans la construction de la réflexion et que ce n'est pas tant de trouver une réponse qui compte, que de bien construire notre raisonnement dans toutes les nuances possibles.
En gros ça veut dire, telle question veut dire ceci, mais aussi son contraire si on y réfléchi bien... et ça, c'est tout moi. J'ai bon espoir.
Elle a dit aussi qu'avec une bonne orthographe et une bonne syntaxe, on devrait s'en sortir. Bon, je ne devrais pas être trop à la ramasse ... j'espère.


Quoi qu'il en soit, j'ai pris beaucoup de plaisir à être en classe et j'espère que j'en aurai autant à faire mes cours et lors de l'examen.

Par contre en rentrant, j'ai reçu un mail du CNED m'avertissant qu'ils ont bien enregistré mon inscription.
Quoi ? Seulement maintenant ? Mais alors, je vais les recevoir quand moi, mes cours ?


Enfin, tout cela m'a fait beaucoup de bien, et m'a permis de me ressourcer au plus profond de moi-même.
Maintenant, si je dois faire 2 ans pour avoir mon diplôme, ça ne me dérange plus, car au contraire, je sais que je maîtriserai beaucoup mieux tout le cursus et que c'est sûr, je l'aurai mon diplôme.

- 4 jours loin de ses enfants... Toute une histoire.

Finalement, tout c'est bien passé.

Bien sûr, ma petite dernière a beaucoup pleuré le premier jour qu'elle m'a eue au téléphone, un vrai gros chagrin.
Pour la consoler, je lui ai dit de penser à ces moments où je la prends dans mes bras et que je la cajole longuement. Ca l'a bien calmée. (chuis trop forte)
Le veille de mon retour, je l'ai appelée juste avant mon départ. Elle m'a dit qu'il fallait que je rentre TOUT DE SUITE. Je lui ai expliqué qu'il fallait d'abord que je passe la nuit dans le train et que celui-ci roulerait pendant que je dormirais dedans. Ca l'a fait rire, elle croyait à une blague. Elle m'a dit : mais tu ne vas pas dormir sur un siège !?!
Je lui ai expliqué que si, et que c'est grâce à ça que je serais auprès d'elle le lendemain matin. J'ai demandé à son papa de ne pas la mettre à l'école ce matin là, puisqu'elle est en maternelle, on peut encore se le permettre. Elle était folle de joie.


Et à mon retour, elle s'est jetée sur moi et m'a demandé d'aller derrière avec elle dans la voiture, de la gare à la maison. Elle ne me lachait pas la main. C'était adorable. Elle était si heureuse.

Seul petit défaut, son père et elle sont arrivés après ma descente de train, du coup, elle croyait que Paris, c'était ... derrière les vitres de la gare. ARF.


Mes garçons, qui ont 7 et 9 ans m'ont bien fait rire quand ils m'ont téléphoné à Paris.
Le petit m'a dit : alors maman, c'est dur le travail dans ton école ou c'est pas trop dur ?
Je lui réponds : bien ... c'est un peu dur, mais c'est justement ce qui m'a plu.
Et lui de rétorquer : Ben oui, quand c'est dur, c'est qu'on apprend plein de choses, alors c'est super.
Oui mon fils, tu as raison, et je te reconnais bien là.

Le grand, lui, m'a parlé de ses jeux vidéo, du niveau qu'il avait atteint en mon absence et qu'il pense à moi, mais que tout va bien (c'est sûr, ils ont regardé des films vidéo jusqu'à minuit et ont eu tout ce qu'ils ont voulu);

Ok, ça c'est fait.


Quand à ma grande, elle m'a appelée plusieurs fois pendant le voyage et durant le séjour.
C'était pour m'encourager et pour se plaindre de son père. Alors parfois elle avait raison, une autre fois elle exagérait (c'est le week-end et je peux presque pas téléphoner à ma copine) (presque pas, ça veut dire pas 2 heures de suite, et que c'est pô juste)
Beh ouais, 14 ans, ça a des exigences.


Enfin, petite dernière a pu comprendre enfin pourquoi une personne à qui on laisse un message sur le répondeur téléphonique ne nous répond pas quand on lui parle. A mon retour, je lui ai fait écouter ce qu'elle m'a dit sur le répondeur du portable pendant que le train passait dans un tunnel. Elle a écouté plusieurs fois son propre message avec un gros sourire, et maintenant, elle sait.



Maintenant, elle sait aussi que je repars pour le 7 mars, et elle me demande tous les jours si c'est bientôt et si je suis vraiment certaine de ne pas pouvoir la prendre avec moi. Je lui explique le pourquoi du comment, et elle accepte après m'avoir demandé si "quand elle sera grande", elle pourra venir avec moi à Paris.

Ah ces ptits trésors, ce sont vraiment de sacrés numéros.

mercredi 21 janvier 2009

- Trouillomètre à zéro

Dans 24 heures je serais dans le train.

Je crève de trouille.. Mais une trouille qui me tape dans le coeur.
Pour de vrai hein, à fond, mon coeur n'arrête pas de taper.
J'ai peur peur peur peur peur. Une trouille terrible.
Et ça m'étonne ! J'en crevais d'envie de ce voyage, je le voulais du plus profond de mon coeur, parce qu'il me remplit d'espoir.
Alors c'est quoi cette putain de trouille là qui m'assaille littéralement ????

Oy, plus j'écris et plus mon coeur bat fort. Du mal à avaler ma salive. Je me sens super mal. Ma gorge est énorme.
En plus ma peur augmente parce que je me dis : et si cette peur soudaine était un pressentiment ?
Mon mari s'il entendait ça dirait un mot qui ressemble à : betchar (en roulant le r)
Ca doit vouloir dire un truc important du genre : Oh mon Dieu, non, que ton destin ne soit pas là.
Bon, alors moi je me dis que tout ira bien, pour me rassurer. Mais en vrai, oh la la comme j'ai peur.
En fait c'est le voyage aller qui me fait peur.
Le pire c'est que, dès que j'ai une interaction avec mes enfants, j'arrête pas de flipper, je me dis que pendant tous ces soirs je ne serais pas auprès d'eux. ... Du coup j'ai une peur qui me fait penser à la mort.
C'est ça qui me fout cette trouille terrible.

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Alors je me renforce, il faut que je me convainque que ce n'est qu'une banale angoisse de la séparation.
Jusqu'à ce soir ... jusqu'à l'instant même, je croyais que c'était une peur de perte de protection (eh, mari, foyer familial...). Parce que c'est vrai, quand on est marié, on a un certain sentiment de sécurité, pour ma part en tout cas. Alors je pensais que j'avais peur pour moi...
Mais en fait j'ai peur pour eux ... Peur de ne plus jamais pouvoir être auprès de mes petits ... l'horreur absolue.
Ouais, je crois finalement que c'est ça qui me fait peur. Et c'est de là certainement que me vient cette sensation de mort qui rôde.

Je sais, ça fait bizarre de lire ces mots là, mais une sensation, il faut bien trouver les mots pour l'expliquer !

Heureusement, cette sensation est très effrayante mais elle entre en contradiction totale avec ma sensation la plus profonde et la plus durable, qui est d'avoir une mission à remplir vis-à-vis de mes enfants. Plus forte que la sensation qui nous intime qu'on DOIT le faire. La sensation qui dit qu'on VA le faire.

Et là, je sais que j'ai trop à faire, beaucoup trop, je suis obligée d'être vivante jusqu'à ce qu'ils soient en pleine possession de leurs moyens pour mener leur chemin. Et quand je dis, pleine possession, c'est pleine possession, à tous les sens du terme c'est à dire grands, et aussi bien armés que possible pour diriger leur vie au mieux.
Donc c'est clair, qu'il m'arrive un truc pas cool -voire même un peu mortel là maintenant, pas possible. Ca colle pas avec le paysage que je "vois", au fond et devant moi.

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Et en pensant à ça, ça me redonne la pêche, pour une raison qu'il est difficile d'expliquer.

Récemment ... comment dire ... j'ai vu "un chemin" se profiler, comme une image qui apparait là, un instant.
Eclairé de soleil et bordé de beaux arbres, d'un vert magnifique.

Bon, avec mes lectures, ça peut ne pas être étonnant ! Mais ce qui m'a frappée pourtant, c'est que cette image, je me suis souvenue que je l'ai depuis longtemps. Et quand je dis longtemps, c'est que je me souviens même pas à quel point ça peut être lointain.

Ah ouais, si !! C'était dans un contexte de programme (super efficace) de session d'orientation organisé par l'ANPE. Waow, c'était y à ... (ouais, minute, je réfléchis. Je dois compter) bon, je me rappelle pas mais ma petite première ne savait pas encore marcher, je la revois dans son trotteur. Ouais ben ça fait 14 ans.
Adorable poupée. Un vrai trésor.

Mhum ? Oui, donc je disais, ça remonte à loin.
L'image, était exactement pareille, il me semble ; sauf que ... elle était plus éloignée. Comme si elle avait été dézoomée.

Ben si quand même. Je ne sais pas si, raconté comme ça, ça le fait ou pas, mais à vivre euh (à moins que je sois une idéaliste -oui, je sais, on dit rêveuse, en jargon cartésien)... moi ça m'a fait penser directement que je suis sur le chemin qui me mènera à mon destin professionnel. Ou alors à mon vrai destin mais je sens bien que ça passe au départ par la vie professionnelle. Je le sens vraiment comme ça.
Après je me dis, mouais, on verra bien (je dis tout le temps ça).


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Eh !! Ben tiens, je me souviens maintenant : le soir où j'ai vu cette image plus grosse que les autres fois, la plus récente donc, c'était quand j'ouvrais mes colis de livres. J'étais voyeuse, mais attentive à leur état, vu qu'ils étaient d'occasion. Des petits livres, pour les cours de français, Molière et Flaubert. J'étais trop contente. Ca apportait les premiers objets concrets du projet que je caresse depuis mes 17 ans.


Je ne l'imaginais pas aussi beau à l'époque mon projet, mais depuis, sans même m'en rendre compte, je l'ai peaufiné, je l'ai renforcé...

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Bon, ben après avoir fait ce mélange de pensées successives et apparemment décousues. J'ai le coeur et la peur qui se sont calmés.
J'ai du trouvé une explication qui me convient, j'ai juste à suivre le conseil de calmer ma tête en me disant ça :

J'ai la pétoche, parce que je quitte mes enfants pour 4 soirs. Il faut que je sois protégée pour vraiment les protéger eux. Ils ont besoin de moi pour les protéger, les rassurer, et pour les former. Je sens que combien que leur Papa soit primordial dans leur vie, jamais il ne pourra apporter ce que je dois apporter moi, leur Maman.


Je vois que c'est à moi que revient le plus souvent le rôle de les préparer à affronter la vie car leur Papa pour l'instant, il doit se débattre avec lui-même.

Donc, mon anxiété est compréhensible et peut très bien expliquer l'origine de ma peur intense de prendre ce train : tout simplement, l'angoisse de la séparation éprouvée par une Maman qui va partir plusieurs jours très loin de ses enfants.



Je me sens beaucoup mieux, j'ai une explication rationnelle à ma peur, c'est cohérent. Allez, ça roule.


D'ailleurs, je sais que j'ai le devoir de les préparer à la vie, et je m'y crois apte,
mais remarque, si ça se trouve, moi aussi je me plante, et il y a certainement des situations où c'est moi qui pose des problèmes dans leur éducation ? C'est vrai, en croyant bien faire souvent, on fait plein d'erreurs !
Et des erreurs de taille parfois en plus. Et même parfois, les pires de toutes, celles qui transmettent des souffrances de génération en génération ?
C'est vrai hein, faut que je fasse bien gaffe à ça moi aussi parce que, j'ai un passif générationel qui pourrait aussi faire pas mal de dégats si on n'y prend pas garde. Et tout le monde sait à quel point c'est pas évident de rester toujours alerte quand on a des soucis prenants !

Donc il va falloir que je mette à profit mon voyage également pour réfléchir et visualiser mes attitudes, je vais surement trouver beaucoup à corriger.


Bon ben voilà, ma peur va bien mieux, sauf quand j'y pense, mais déjà là j'ai un bon système de contrôle dessus. Des objectifs qui commencent à se profiler pour le déroulement de mon voyage. Je pense quand même que ça va être tendu, au moins jusqu'à ce que j'entre dans le train (et que j'ai bien vérifié que c'est le bon).


Fait du bien. Bonne chose de faite.

Maintenant, c'est au lit. Je me suis trop laissée bouffer par ma peur. Hop, objectif : chargement des batteries, et ...
EN AVANT !!

mardi 20 janvier 2009

- Mon amie

S'il y a une personne sur Terre dont je peux dire qu'elle est mon amie, c'est bien C., alias Poulette.
Elle a d'autres surnoms qui lui vont mieux, mais c'est Poulette qu'elle s'appellera ici.

Franchement, est-ce que c'est pas une meuf incroyable ?

On s'est connues sur internet il y a des années. Ca devait être en 2002.
On a tchaté, on a forumé, et on s'est parlé au téléphone, pendant des heures et même des nuits.

Nous avions chacune nos peines, mais nos échanges ont toujours été emprunts d'énormément de joie et aussi d'émotion. Ce qui, d'après moi, décrit notre relation, c'est une grande complicité, doublée d'une grande confiance.

Elle vit à Paris et c'est chez elle qu'il était prévu que j'aille durant mon séjour pour mon rendez-vous à l'université.
Je l'ai contactée pour lui dire que j'avais enfin reçu les dates de mes deux premières convocations, mais aussi pour lui dire que je n'allais certainement pas pouvoir venir.

Eh bien ma poto, ma pota, ma vieille branche n'a pas, mais alors pas du tout accepté cette éventualité.

Devinez ce qu'elle a fait.
Elle m'a payé mon billet de train.
C'est pas incroyable ça ? Et pourtant, nos contacts s'étaient un peu éloignés, puisqu'on était prises chacune par nos vies.
Mais il était impossible pour moi de passer à Paris sans aller au moins la voir. Impensable.
Pour elle il était impensable que je ne séjourne pas chez elle en étant seule à Paris.
C'était dit, on allait profiter de cette occasion pour passer tout le temps qu'on pourrait ensemble.


Alors voilà, elle a sauvé mon voyage.

Et si ce n'était que ça. Ce serait déjà bien, mais elle ne s'est pas arrêtée là, loin de là même.
Elle a passé des heures sur internet afin de trouver elle-même les billets qu'il me fallait. Elle s'est acharnée, elle y a mis tout le temps qu'elle pouvait y mettre. Et je peux dire sans me tromper qu'elle y a mis presque autant de temps que moi. Nous étions là, comme deux acharnées à comparer nos trouvailles respectives, et à nous énerver sur ce ........ de site sncf de ........., à en plus se faire râler dessus par nos mecs qui voulaient qu'on lâche l'affaire, parce qu'on n'était absolument pas disponibles pour eux.

On aurait pu croire que la petite histoire s'arrête là ... Que nenni !
Elle n'est pas riche, et c'est beaucoup d'argent pour elle aussi. Forcément notre budget (oui, notre, du coup) était limité et tous les billets que nous trouvions étaient trop chers.


Moi, de mon coté, j'ai continué à chercher, et des billets de train, et des solutions de covoiturage. J'ai passé des annonces, mais rien ne se présentait.

Finalement, aujourd'hui j'ai reçu une réponse pour du covoiturage, mais les évaluations laissées par les personnes qui ont fait équipage avec la personne qui m'a répondu étaient à 50-50.
L'une disait avoir eu un voyage sympa, l'autre disait s'être retrouvée sur le bord de la route, le conducteur n'étant jamais venu la chercher.

Trouillasse pour moi !!!

Mais !!! J'ai fini par trouver un billet de train à un prix, certes cher, mais tout de même plus abordable que tout ce qu'on avait vu jusqu'alors.


Donc voilà, alors que je commençais à me dire que j'allais devoir accepter l'idée de rater cette importante réunion, tout c'est arrangé. Et ...

JE VAIS A PARIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Et en plus je me suis même dégoté un peu d'argent de poche : 40 euros pour 4 jours.

Que demande le peuple ?
Je vais enfin revoir ma pote, et je n'aurai pas les poches absolument vides, comme je le craignais.
Reste plus qu'à espérer que tout ce passera bien, car c'est sûr, je ne suis jamais partie seule sans ma petite famille, d'où je l'admets, une certaine anxiété.
Mais aussi beaucoup de joie et d'espoir.

Je vais voyager de nuit, ce qui n'est pas le plus rassurant non plus, mais tout se passera bien.
Après tout ce que nous avons fait, c'est sûr, tout se passera bien.


Alors à bientôt ! Quand je serai de retour.


Yiiiiiiiiihaaaa !!!

samedi 17 janvier 2009

- Une idée

Je fouine, je fouine.

J'ai cherché les prix de billet de train, il faut compter environ 90 euros finalement. Encore trop pour moi à ce jour.

Mais j'ai trouvé autre chose : le covoiturage.

Les prix : environ 40 euros ... Ah !!! Là déjà, c'est plus accessible.
J'ai déposé une annonce, maintenant, reste à espérer les réponses.
Je vais déposer des annonces avec départ d'autres villes plus peuplées pour augmenter mes chances.

Priez pour moi ;-)

- Tout pêter en 3 secondes ?

Comme il m'a é-ner-vée hier !!!

Depuis plusieurs jours, j'essayais de mettre toutes les chances de mon coté pour une offre d'emploi qui pourrait totalement changer ma vie.

Négociatrice en immobilier.
J'ai certaines connaissances dans ce domaine et une certaine expérience dans la vente mais je pensais qu'il fallait un minimum de diplôme pour acceder à ce genre de métier.
L'offre d'emploi précisait : si vous êtes bon vendeur, contactez-nous vite, formation assurée.
Le bol !!!!

J'ai donc beaucoup travaillé ma lettre de motiv et le cv.
J'ai porté tout ça moi-même à l'agence. Je dis à mon mari de se garer plus loin et de m'attendre.
J'achète une grande enveloppe, et quelques mètres avant l'agence, quitte ma doudoune pour ne laisser voir qu'une jolie veste, avec chemise blanche dessous.
Je me prépare à entrer avec un joli sourire, déposer ma lettre et partir. Tout simplement.

Mais lorsque j'arrive devant l'agence, mon mari se trouve sur le trottoir, avec la gamine, qui chiale et fait son caprice. Je lui dis discretement : mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu vas tout foutre en l'air, retourne à la voiture.
Il insiste : mais quoi ? on fait rien de mal !
Je fais style je les connais pas. Juste avant que j'entre dans l'agence il me sort : Tiens, prends la petite avec toi


Je suis verte, je lui dis, assez énervée : NON !
Ceci dans le mouvement d'entrer dans l'agence. Donc mon sourire a certainement fait place à une tête énervée et la secrétaire à qui je donne l'enveloppe me dévisage.


Bon ben là, il est possible que tous mes efforts pour veiller à chaque détail soient ... bousillés.

En partant, je passe devant mon mari, sans le calculer, et file jusqu'à la voiture, heureusement pas garée trop près. La môme gueule toujours.

Dans la voiture, j'engueule mon mari : mais putain tu le fais exprès ou quoi ? Mais qu'est-ce que tu as dans la tête ?

Il me répond : oh quoi ?! Ca fait toujours bien de venir avec son enfant.



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Question : il est con ou il veut surtout pas que je travaille ?

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