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mardi 14 juillet 2009

Un pain dans la gueule. Acte I

Je suis navrée.
Navrée d'être aussi conne, d'une part, et navrée aussi d'être si peu assidue au blog.
C'est que, chaque fois qu'il m'arrive quelque chose, je mets du temps à m'en remettre. Et avant même que je trouve l'inspiration pour vous raconter, hop, il me tombe un nouveau truc dessus.

C'est ce qui explique que vous ayez si peu d'informations sur le déroulement des choses.

Aujourd'hui, cette nuit devrais-je dire, c'est un peu différent : je décide de tout vous raconter avant de dormir et de me réveiller dans le coltard ... et de ne plus avoir la force de raconter.

Il est 5 heures du matin, je n'ai pas dormi et je ne pense pas que je vais dormir cette nuit. Je dois me lever super tôt demain et j'ai peur de ne pas y arriver si je dors. Pourtant je suis fatiguée, mais j'ai trop peur de mon état au réveil si je pars me faire bercer dans les bras de Morphée.

Alors voilà, la goutte d'eau qui manquait peut-être pour faire déborder le vase.

Vendredi, "cherMari" est sorti de l'hôpital où il a fait sa cure de désintox pendant 10 jours (oui je sais, c'est trop peu .... passons). Le gars de l'association APRETO qui s'occupe de lui m'a dit que s'il retournait chez sa mère après sa cure, c'est le renvoyer directement en Enfer.
De toute façon, elle avait dit sa mère qu'elle ne veut plus qu'il retourne chez elle.

Moi, voyant qu'il avait enfin raconté son secret de famille, je pensais qu'enfin il avait une chance de réussir à se sortir de la drogue. Je ne voulais pas revivre avec lui pour autant, mais j'avais décidé d'être cool avec lui, de l'encourager, l'aider à trouver un appart et l'aider de toutes les manières que je pourrai, pour qu'il ait toutes ses chances de son coté.
Comme il était censé avoir son appart pour le 15 juillet, je me suis dit que ce serait bien de l'accueillir d'ici là, surtout que ce mois-ci il m'a donné procuration sur son compte bancaire pour que je prenne tout l'argent du mois et que je rembourse sa part de crédit de notre terrain, qu'il n'avait pas payé depuis 4 mois.
Ce terrain, qui n'a pas encore trouvé d'acheteur, nous coute 500 euros par mois, soit 250 chacun.
4 mois multiplié par 250, on est d'accord, ça fait 1000 euros.
Il a réparé, s'est montré de bonne foi (enfin), donc je voulais me montrer solidaire, autant que faire se peut, vu les circonstances que vous savez.


Eh bien je me suis bien faite avoir.
Et en beauté cette fois.

J'avais mis de l'argent de coté chez moi car je voulais emmener mes enfants camper jeudi qui arrive. J'avais donc prévu le budget "emplacement" pour la semaine.
Aujourd'hui, c'est le 14 juillet. Il avait emmené les enfants se baigner au lac et m'a téléphoné parce que des voisins et amis l'ont trouvé là-bas et ont proposé qu'on se fasse le barbec qu'on n'a pas pu faire hier.
J'accepte et on se passe une soirée très sympa, détendue, cool quoi. Bon, on a raté le feu d'artifice mais ma voisine, tous les enfants et moi l'avons vu de loin (c'était beau, y avait des coeurs et des fleurs, très joli).

Vers la fin de soirée, j'ai vu sur CherMari le visage triste que je connais si bien. Je le questionne devant ma copine et il nous rassure en disant, j'avoue, j'ai bu 2 ou 3 verres du vin que copain avait ammené. Moi je dis "ah bon ? tu crois que c'est une bonne idée, tu sais que l'alcool ne te convient pas pourtant".
Il me dit que ça va et que ça lui fait plaisir de faire une exception. Ma copine me dit "c'est vrai qu'il est peut-être légèrement pompette mais on passe une bonne soirée, s'il s'arrête là c'est peut-être pas grave ?)
J'admets que bon, pour une fois, en plus j'ai pas envie de lui prendre la tête, qu'il peut décider de lui-même et que ça peut expliquer cet air triste sur lui. Ok, je laisse pisser.

On fini notre soirée tranquilles, on rentre super tard, tout le monde est content, enfants compris.

Et là, tout s'écroule.



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Description de la scène
*******

Je suis dans le salon. Miss15ans, Mister10ans et CherMari sont dans la cuisine.
Miss15ans regarde son portable et Mister10ans se prend un choco sur la table (à une heure pareille, tout à fait normal!!)

D'un coup Miss15ans entend un bruit familier, le bruit de quelqu'un qui sniffe. Elle regarde son père qui est penché sur le buffet, juste à coté d'eux, caché par un rouleau d'essui-tout .

Là, j'entre dans la cuisine.
Miss15ans dit à son père - " ça sert à quoi que tu sois parti en cure, tu y es allé pour quoi exactement ?"
Je regarde ma fille avec étonnement, Chermari profite de cet instant pour faire un clin d'oeil à notre fille, pour qu'elle se taise.
Mais .... elle a refusé de se taire.
-Pourquoi tu me fais un clin d'oeil, lui dit-elle, tu crois que je vais rien dire parce qu'il y a Maman ? Où t'as mis le truc bleu avec lequel je viens de te voir sniffer là ?


Wow ! Direct je plonge sur lui pour mettre les mains dans les poches lâches de son short. Lui, il est tellement sonné que sa fille l'ait "balancé" qu'il ne réagit pas assez vite. Il tente de bloquer ma main mais elle est bien plus petite que la sienne et je la faufile. Je sens un papier, je le saisi et le garde. Lui se sent pris de tous cotés car Miss15ans est venue d'instinct l'empêcher de m'empêcher. Vous suivez ?
Je garde le papier qui en fait, est une sorte d'enveloppe confectionnée à partir d'un carré (ou rectangle) de papier, savamment plié.
Les Tox connaissent bien ça, c'est ce qu'on appelle un "queps", ou "paquet"... d'héroïne bien sûr.

QUATRE JOURS seulement après être sorti de sevrage hôspitalier.
Incroyable. Faut vraiment vouloir se foutre dans la merde à en crever, y a pas d'autre explication ! Si ? Z'en connaissez une vous ?


Alors moi bien sûr, je suis abasourdie ! Il est 2 heures du matin et je ne veux qu'une chose : qu'il sorte immédiatement et à tout jamais de ma vie.
Et du quotidien de mes enfants aussi, parce que eux, ils sont rentrés tout contents ce soir, heureux que leur père en plus soit à la maison jusqu'à mercredi, tranquilles et sereins.
Et d'un coup d'un seul, tout s'écroule pour eux. Leurs certitudes sur ce que sera demain, (papa à la maison) et sur la guérison de leur père !!!!! qui leur a juré ses grands dieux que maintenant il était sorti de tout ça et qu'il allait redevenir l'homme qu'il était à l'intérieur.

Mister10ans, pendant que son père était à l'hôpital disait : Papa est "en guérison" là, faut pas qu'on s'inquiète.
Putaiiiiiiiiiiiiiiin !


Bien entendu, l'histoire ne s'arrête pas là ! Pourquoi faire un simple quand on peut faire compliqué ?

Môssieur fait tout pour faire trainer en longueur, se "lave la suie du barbec" qu'il a sur les pieds et les jambes mais en réalité se prend carrément une douche. Tout à fait ce que j'ai remarqué ces derniers temps : il fait exactement ce que lui il veut, rien à foutre de ce qu'on dit (et j'ai vu des tas d'exemples depuis qu'il est rentré de cure)

Il a réussi ça parce que moi, j'ai profité qu'il aille à la salle de bain pour appeler Voisineamie et lui dire afin 1 : d'avoir son aide morale, 2 : que là elle ait la preuve flagrante du déroulement des choses. Et ça, je l'ai fait pour une autre raison : son mec m'avait bien mal jugée et elle-même a douté parce qu'ils ont longtemps cru en ses plaintes et complaintes à lui, chermari. Il avait toujours une bonne raison d'expliquer son mal-être par MOI. Soit j'étais trop dure, trop ceci, pas assez cela, ou que je l'ai fouillé (il avait tourné ça hors contexte, en me faisant passer pour une, je sais pas moi, une marâtre ?)
Cette fois c'est flagrant, impossible de remettre la faute sur moi, on s'est quitté même pas 10 minutes avant nos voisins et nous et ils ont bien vu que j'étais vraiment cool avec lui, et que j'avais vraiment l'intention de l'aider pour la suite autant que je pourrais me le permettre.
D'autant plus que justement, en leur racontant ça, voisin-copain a dit qu'il l'avait vu parler avec un gars qui lui a "taxé des clopes"; rien vu de plus mais a remarqué ça néanmoins.

Bref, tout ça n'est que détails mais moi, ça me fait des poids en moins, de pas être la seule à voir comment se déroulent les choses.

Du coup !!!
Voilà mes voisins impliqués, ce qui a été instructif pour la suite.

Je ne lache plus Chermari d'une semelle pour voir s'il me pique quelque chose. Je n'ai pas un instant l'intention de lui donner quoi que ce soit, pas même une clope, que ce soit une "roulée" ou pas. Je veux qu'il sorte d'ici pour de bon. Il cherche des trucs en haut du buffet. Pendant que moi je gueule, ou que je tourne un instant le dos, je ne sais pas, il fait un geste inaperçu.
Je l'ai su un peu plus tard.

D'abord je suis descendue avec lui récupérer le matos de camping dans sa voiture, mais en fait il est parti sans ses clés et en vélo, puisque son auto a un pneu crevé ... et une roue de secours crevée.

Attends ... Et si la crevaison ça avait été une arnaque aussi ? Pour utiliser MA voiture et expliquer la non-visite à sa mère qu'il avait "décidé de faire" ???
Putain ! Faut que je vérifie ça..... Que je fasse enlever et gonfler sa roue pour voir si elle est vraiment crevée...
En plus ça me ferait un entrainement : j'ai jamais changé la roue d'une voiture.






Donc là, il part et moi je remonte chez moi.

Ma voisinecopine vit au premier étage. Elle ouvre sa porte alors que je monte chez moi. On se parle un peu et elle me dit qu'elle vient de le voir passer sous son balcon...
Mais c'est l'opposé d'où je l'ai vu partir moi.
Ben oui, me dit-elle, il est venu ramasser son portefeuille je crois ... c'est toi qui l'a jeté par la fenêtre ?
Moi je réponds
-
Attends, attends attends, un truc jeté par ma fenêtre ? que tu as vu tomber ? Oh le salaud, le fric des vacances !!!


Je fonce chez moi, je cherche, je trouve plus que 50 euros. J'avais séparé les billets mais les 150 autres euros, impossible de me souvenir ce que j'en ai dépensé exactement. Selon moi, sur le coup, il me manque au moins 50 à 100 euros. Mais je n'arrive pas à éclaircir les choses dans ma tête.
Une seule chose est claire : s'il a jeté ça, c'est pour le sauver, il faut absolument que je lui reprenne si ça m'appartient, ou que je connaisse la quantité si c'est de la came.


Et là mon sang ne fait qu'un tour. Je fonce prendre ma voiture. Ma grande fille me suit. La petite dort et les 2 garçons sont réveillés et ils savent rester seuls peu de temps comme ça. Ma voisine suit l'affaire, elle est là s'ils ont besoin.
Je fonce pour rattraper Chermari.


Et alors là, mais alors là, ça a été la totale.
Le ridicule et le pathétique le plus absolu.
Etre acteur dans une situation aussi lamentable franchement, il y a pas de quoi être fier je vous le dis.


Je vous raconterai la suite après, elle est encore plus minable que le départ.

Comme là ça fait plus de 2 heures que j'écris, je sature.
Pis j'ai plus d'clopes et il est 8 h 20 maintenant. J'ai des roulées mais c'est dégueux ... et puis j'ai peur de m'endormir à une heure pareille.

En tout cas une chose est sûre. Si je me laisse encore embobiner par lui désormais, c'est que je suis vraiment la dernière des connes.

lundi 17 novembre 2008

Là c'est mort !

ben voilà cette fois c'est mort !

Pff, en fait il devait le vouloir, sinon il aurait vraiment arrêté cette fois.
Il me déçoit beaucoup.


Je suis triste, mais en même temps c'est ce que j'attendais.
Mais bon, j'aurais peut-être préféré recevoir ça après noël. Ca risque d'être plus dur maintenant d'essayer de maintenir une ambiance correcte à la maison, pour nous et pour les enfants.

A moins que tout ça ne me mette le bon coup de pied au cul dont j'ai besoin pour me prendre en main une bonne fois pour toute, et tellement m'occuper que je n'aurais pas le temps de me prendre la tête avec Môssieur et ses conneries.

C'est con, depuis que j'avais écrit la note précédente, il se montrait tellement cool !
Il avait l'air d'avoir arrêté (bien que de ça je n'étais pas sûre), mais surtout, il avait l'air de se reprendre en main.
Si bien que je finissais par hésiter à partir.

Je me disais que c'était trop dommage de priver mes enfants de leur papa au quotidien, et puis que c'est toujours plus facile d'élever à deux les enfants qu'on a eu ensemble.
Surtout à cause de ces moments si merveilleux où l'un de nos enfants, surtout les plus petits, nous font délirer avec leurs attitudes, leurs connaissances ou même leurs mots d'enfants.

Quoi de plus tendre que le regard des deux parents sur leur enfant à ce moment-là ?
Quel plus beau partage que celui qu'on vit, à l'instant où nos deux regards de parents de croisent et s'expriment tout l'amour ressenti à l'égard de l'enfant ?


Tout ça c'est mort et j'en suis très triste. Je suis triste aussi pour mes enfants. Mes petits, qui vont perdre ça.
A moins que Môssieur Papa se montre hyper intelligent et fasse en sorte que nos relations familiales soient vraiment bonnes après la séparation ...
Mais à tous les coups, comme dans la plupart des divorces, il va me faire la misère, faire chier son monde et être en colère après moi parce que j'aurai divorcé ?


Moi je ne comprends pas.
Il avait toutes les chances d'arrêter la drogue cette fois.
Comme il s'était retrouvé à l'hôpital, parce qu'il avait mélangé les sub et l'héro.

(les sub, ce sont les subutex, ou leur générique. C'est un "traitement", que les dépendants à l'héroïne doivent prendre sous la langue, pour ne pas être en manque et se sevrer progressivent, tout en restant sociabilisé, ou en se resociabilisant, si le drogué est déjà désociabilisé)

Alors Môssieur avait voulu ce jour-là me montrer qu'il ne se droguait plus, et pour me le prouver, il a pris son sub sous la langue, devant moi.
Déjà, ça m'a rien prouvé du tout parce que maintenant, je connais la musique. Je savais très bien que ce n'était pas parce qu'il prenait le sub sous la langue devant moi cette fois, qu'il allait le faire régulièrement et ne plus jamais reprendre d'héro.

Seulement voilà, ce que je ne savais pas, c'est que Môssieur, comme un gros con, avait sniffé au moins 3 lignes d'héroïne dans la journée avant ça !!!!!!

Ah ouais, j'ai oublié... En fait je m'apperçois que c'est aussi ma faute ce qu'il lui est arrivé... meeerde.
Je ne suis pas très sûre de moi, il faut dire que j'ai perdu toute notion de temps. Mais si je me souviens bien, juste avant ça, le jour en question .... ah non, la veille me semble-t'il.
Eh bien j'ai trouvé un gros paquet d'héroïne PAR TERRE DANS LA CUISINE !!!!!!!!!!

J'étais furieuse.
D'une part, je n'avais jamais vu autant de poudre à la fois. Il y avait 2 ou 3 grammes, dans du papier film alimentaire.
En plus, c'était un bloc plutôt dur, alors que je n'en avais vu qu'en poudre jusqu'alors.
Tant et si bien que moi-même, à première vue j'ai cru que c'étaient des bonbons.
C'est grâce à la couleur, typique, que j'ai reconnu l'héro.

Ca m'a déjà fait un choc parce que moi, je croyais surtout qu'il sniffait son sub, et qu'il se défonçait comme ça, sans prendre d'héro, puisque ça a quasiment le même effet.
Je me doutais bien qu'il prenait de l'héro à l'occase, j'en avais déjà trouvé un paquet (aussi appelé queps) par-ci, par-là.
Mais qu'il soit à fond dans la came au point d'avoir plusieurs grammes sur lui !!!!????
Choc total.

Moi évidemment, j'ai tout balancé aux chiottes (j'emploie le mot chiottes car c'est le seul qui soit compatible avec cette came de merde).
Mon voisin, le mari d'un couple de voisins avec qui nous sommes devenus amis (ben tiens !), me disait que j'ai eu tord de tout balancer.
Mais moi je m'en fous. Je ne POUVAIS pas décemment lui redonner le paquet.


Bref, ça devait être le vendredi... et le samedi, ou le dimanche, après avoir tenté de m'enfumer avec son coup du sub sous la langue, il s'est retrouvé à se taper un délire, se taper les jambes et les bras sur le canapé, et criant.
Moi ça m'a direct mise en rogne. Je lui ai dit : je te préviens mon ptit gars, il est pas question que mes enfants voient ça.
Alors tu vas te calmer direct, va dans la chambre et ne fais pas de bruit.
Pendant ce temps, sa Môman a téléphoné, et l'un de nos petits garçons lui a dit que Papa était super malade.
La mère a paniqué, elle voulait rappliquer avec sa fille la grande gueule fouteuse de merde chez moi, ou qu'on l'emmène à l'hôpital.
Là, moi, j'ai pêté un cable, j'ai demandé à Môssieur de bien vouloir me suivre, car je l'emmenais taper sa crise chez sa mère.
Là-bas, il en a fait des tonnes, et sa mère a paniqué, appelé le samu, qui l'a conduit à l'hosto.

Après ça, pendant 2 jours, sa mère, puisqu'il était de retour chez elle, n'arrêtait pas de pleurer devant moi ou au tel. Elle me disait qu'elle ne pouvait pas s'occuper de lui, qu'il fallait qu'il aille à l'hôpital encore.
Mais les hôpitaux ont tous refusé, il n'y avait rien d'autre à faire que se sevrer, ne rien prendre, point final.
Sa mère pleurait, me disait qu'elle était trop vieille. Et c'est vrai qu'elle est trop vieille, et trop fatiguée parce qu'en plus, elle avait perdu son mari 3 mois avant ça.

Alors, puisque Môssieur allait mieux, et que le risque d'une nouvelle crise devant les enfants semblait écarté, j'ai cedé.

Mais non sans poser mes conditions : je ne veux plus la moindre embrouille, ou je divorce.



Cela fait quatre semaines environ maintenant, et j'espérais que cette fois, la peur de mourir aidant, il aurait eu son déclic définitif pour arrêter.
Il nous a fait la totale : j'arrête tout cette fois, le sub aussi. Je fais mon sevrage à la dure, sans rien prendre du tout, à part du doliprane, pour les douleurs, rien de plus fort.


Ouais !
Ben c'est très con, parce que ce matin, je l'ai chopé, dans la cuisine toujours, qui allait prendre un truc au dessus du placard.
Bien sûr j'ai de suite reconnu le geste du mec pris en flagrant délit.

C'était de l'héroïne.
Eh ben !


Le pire ?
Cette nuit, j'ai eu encore une sensation qu'il fallait que je cherche dans la maison.
Et j'ai regardé en haut du placard, parmi d'autres cachettes.
Mais je n'ai rien trouvé.

Dommage.
En tout cas, moi au fond ça me rend service : plus besoin de me poser de question maintenant.
En janvier, j'écris au juge, et je demande la mise en place de la procédure de divorce.
Et c'est tout.