Affichage des articles dont le libellé est séparation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est séparation. Afficher tous les articles

lundi 2 février 2009

- De nouveaux évènements dans ma vie

Il s'est passé 2 ou 3 choses d'une certaine importance dans ma vie depuis vendredi soir dont j'aimerais bien parler ici.

Le hic c'est que j'ai beaucoup à faire pour les vivre et les régler d'une part, et surtout je n'ai qu'une envie, vite découvrir enfin mes cours et mon niveau de compréhension de ceux-ci.

Donc je vais revenir un peu plus tard pour ré-éditer ce message et y écrire mes aventures de ce week-end.

Quand même, elles ont une importance et ça me fera du bien de les écrire ici. Mais je ne veux pas me laisser déconcentrer pour les conneries d'autres personnes que moi.
Il y a aussi un contact que j'ai pris avec une personne très importante me semble-t'il pour ma vie de femme séparée.

Ah oui ! que je le dise !
Ces évènements vont certainement précipiter ma séparation d'avec mon mari.

Alors ... Suspens !!!


(j'adore, je suis une narratrice trop méchante ... Gniark)

lundi 24 novembre 2008

Il est génial, fait chier

Ah ! Ces maris, ce sont de sacrés numéros quand même hein !

Le mien, que je surnomme ici Môssieur, tant affectueusement que colériquement, il m'en cause du dilemne bien cruel !

Lors de son retour à la maison, il m'a vue et entendue téléphoner à l'assistante sociale de la région, et lui dire que je voulais partir de la maison avec mes enfants.
Il a bien vu que j'étais sérieuse et décidée.
Bien sûr, ça l'a rendu triste, inquiet, et ça lui a donné bien à réfléchir.

Je suis allée à mon rendez-vous et j'ai parlé pendant environ deux heures avec elles (elles étaient deux). J'ai pris des renseignements et elles m'ont proposé, si la situation est critique, de partir en foyer avec mes petits. Il faut dire que j'étais vraiment dans un sale état.

Moi, j'ai décidé de ne pas choisir cette option, parce que partir, Dieu sait où dans la France, du jour au lendemain, changeant mes petiots d'école, de ville, et d'environnement, ça me paraissait trop brutal ...
Ceci bien sûr ne tient que si Môssieur se conduit correctement et ne nous fait pas la misère.

Or non seulement il ne nous fait plus du tout la misère depuis, mais carrément, il se montre génial. Gentil, cool, tranquille et compréhensif.
Il prend sur lui pour supporter ses manques (qui paraît-il peuvent apparaître jusqu'à 6 mois après arrêt total de consommation).

Moi, évidemment, je n'ai aucune envie de maintenir un climat de guerre à la maison. Ni pour moi, ni pour lui (car la guerre alimente ses effets de manque), et ni surtout pour les enfants, qui aspirent et ont droit au calme dans leur foyer.
Donc, l'entente est cordiale, et même, agréable.

Et moi mon mari, je l'aime en fait. Alors j'apprécie particulièrement de retrouver mon vrai mari, celui qui n'a pas le cerveau embué par la came et qui ne se conduit pas en gros con.
Alors, autant le dire, c'est d'autant plus dur de partir dans ces conditions !


Et pourtant, j'en ai envie. J'en ai même besoin.
Et puis surtout, j'ai envie de m'assumer, d'assumer mes enfants, et de voir de quoi je suis capable, seule dans ma maison avec mes petits.
Je sais que je les élèverai mieux toute seule, mais Dieu que le pas est difficile à faire !

Et puis surtout il n'y a pas que ça qui entre en ligne de compte.
Il y a noël qui approche, et nous n'avons pas les moyens d'aller faire des dépenses supplémentaires maintenant.
A vrai dire, nous sommes fin novembre et nous n'avons toujours pas perçu le moindre centime des assedic pour Môssieur. Ce qui fait que pour noël, nous n'avons toujours rien à offrir à nos petites créatures.
Et là, c'est la trouille.
On n'a pas payé le loyer depuis 3 mois maintenant, et je me demande bien ce que nous allons pouvoir mettre sous cet horrible sapin artificiel que nous avons depuis des années.

Lui, il a la trouille au ventre pour l'argent, pour noël bien sûr, mais aussi pour manger chaque jour qui passe.
Là, ce matin, on a été obligés de piller les tirelires des garçons, on en a sorti 19 euros en tout.
On ne va pas aller loin avec ça.

Du coup, Môssieur qui allait bien mieux, fait une crise de manque assez forte depuis deux jours.

Moi, en parfaite peste que je suis (non, je dis ça pour rigoler, mais je trouve en vrai que j'ai raison), je ne lui donne pas "le droit" d'être malade.

Enfin si, il peut être malade, mais il ne faut pas qu'il s'en plaigne auprès de moi, car s'il en est là, c'est bien sa faute.
Alors il encaisse (tient ! ça change, avant c'était moi qui encaissais), il fait avec et il se remonte autant que possible.

Alors voilà quoi ! Je le vois prendre enfin ses responsabilités vis-à-vis de sa dépendance, et ça me soulage grandement.
Dur dur n'est-ce pas de se dire : je dois partir ... quand notre mari ne nous pourrit pas la vie !

D'ailleurs il n'y a pas que noël et le manque d'argent qui m'empêche de partir tout de suite.
Il y a le fait que je ne puisse pas prendre d'appartement dès aujourd'hui, puisque je n'ai pas de revenu.

Et pourquoi n'ais-je pas de revenu ?
Parce que, en plus de cette satanée crise financière qui met ma région (industrielle) en crise du travail, je suis en train d'élaborer mon projet professionnel.
Un projet assez ambitieux, pour lequel je passe énormément de temps en recherches d'infos et surtout, en recherche de financement...


Du coup, une chose, plus une autre, plus encore une autre, je n'ai toujours pas envoyée ma lettre au juge des affaires familiales pour lui demander l'autorisation de quitter le domicile conjugal avec mes enfants.
Et comme Môssieur ne m'énerve plus, et la fatigue aidant (une fatigue très intense qui m'anéantie), je remets toujours au lendemain la mise au point de cette lettre, et je laisse passer les jours, doucement, mais surement.


Arfff, je n'arrive pas à y croire ... Je suis là, en train de me plaindre que mon mari ne m'emmerde pas.
C'est un comble quand même !


Enfin, lui, souvent, croit que je vais rester finalement, et moi, pour ne pas lui donner de faux espoirs, je lui rappelle que si, j'ai toujours bien l'intention de partir, mais que je me donne simplement le délai de cette fin d'année, et de la mise en place de mon projet pro.

Visiblement, il n'a pas l'intention de me mettre des bâtons dans les roues, et je peux espérer (bien que je me méfie, j'ai trop vu l'expérience des autres femmes) que la séparation se fasse dans de bonnes conditions, niveau relations co-parentales.

A noter quand même : je parle, et je visualise une séparation de corps, mais je n'envisage pas du tout le divorce, pour l'instant. Je me dis que peut-être, dans un an ou plus, si je reprends confiance en lui, et que je ne prends pas trop goût à la liberté, on pourra revivre ensemble, et sauver notre mariage ainsi que notre famille.

Quoi qu'il en soit, si il continue de se conduire en homme, et en père digne de ce nom, les choses pourront être moins difficiles pour nous et pour les enfants lors de cette nouvelle vie.

Nous verrons bien. Et comme on dit : aide toi, et le ciel t'aidera.

lundi 17 novembre 2008

Là c'est mort !

ben voilà cette fois c'est mort !

Pff, en fait il devait le vouloir, sinon il aurait vraiment arrêté cette fois.
Il me déçoit beaucoup.


Je suis triste, mais en même temps c'est ce que j'attendais.
Mais bon, j'aurais peut-être préféré recevoir ça après noël. Ca risque d'être plus dur maintenant d'essayer de maintenir une ambiance correcte à la maison, pour nous et pour les enfants.

A moins que tout ça ne me mette le bon coup de pied au cul dont j'ai besoin pour me prendre en main une bonne fois pour toute, et tellement m'occuper que je n'aurais pas le temps de me prendre la tête avec Môssieur et ses conneries.

C'est con, depuis que j'avais écrit la note précédente, il se montrait tellement cool !
Il avait l'air d'avoir arrêté (bien que de ça je n'étais pas sûre), mais surtout, il avait l'air de se reprendre en main.
Si bien que je finissais par hésiter à partir.

Je me disais que c'était trop dommage de priver mes enfants de leur papa au quotidien, et puis que c'est toujours plus facile d'élever à deux les enfants qu'on a eu ensemble.
Surtout à cause de ces moments si merveilleux où l'un de nos enfants, surtout les plus petits, nous font délirer avec leurs attitudes, leurs connaissances ou même leurs mots d'enfants.

Quoi de plus tendre que le regard des deux parents sur leur enfant à ce moment-là ?
Quel plus beau partage que celui qu'on vit, à l'instant où nos deux regards de parents de croisent et s'expriment tout l'amour ressenti à l'égard de l'enfant ?


Tout ça c'est mort et j'en suis très triste. Je suis triste aussi pour mes enfants. Mes petits, qui vont perdre ça.
A moins que Môssieur Papa se montre hyper intelligent et fasse en sorte que nos relations familiales soient vraiment bonnes après la séparation ...
Mais à tous les coups, comme dans la plupart des divorces, il va me faire la misère, faire chier son monde et être en colère après moi parce que j'aurai divorcé ?


Moi je ne comprends pas.
Il avait toutes les chances d'arrêter la drogue cette fois.
Comme il s'était retrouvé à l'hôpital, parce qu'il avait mélangé les sub et l'héro.

(les sub, ce sont les subutex, ou leur générique. C'est un "traitement", que les dépendants à l'héroïne doivent prendre sous la langue, pour ne pas être en manque et se sevrer progressivent, tout en restant sociabilisé, ou en se resociabilisant, si le drogué est déjà désociabilisé)

Alors Môssieur avait voulu ce jour-là me montrer qu'il ne se droguait plus, et pour me le prouver, il a pris son sub sous la langue, devant moi.
Déjà, ça m'a rien prouvé du tout parce que maintenant, je connais la musique. Je savais très bien que ce n'était pas parce qu'il prenait le sub sous la langue devant moi cette fois, qu'il allait le faire régulièrement et ne plus jamais reprendre d'héro.

Seulement voilà, ce que je ne savais pas, c'est que Môssieur, comme un gros con, avait sniffé au moins 3 lignes d'héroïne dans la journée avant ça !!!!!!

Ah ouais, j'ai oublié... En fait je m'apperçois que c'est aussi ma faute ce qu'il lui est arrivé... meeerde.
Je ne suis pas très sûre de moi, il faut dire que j'ai perdu toute notion de temps. Mais si je me souviens bien, juste avant ça, le jour en question .... ah non, la veille me semble-t'il.
Eh bien j'ai trouvé un gros paquet d'héroïne PAR TERRE DANS LA CUISINE !!!!!!!!!!

J'étais furieuse.
D'une part, je n'avais jamais vu autant de poudre à la fois. Il y avait 2 ou 3 grammes, dans du papier film alimentaire.
En plus, c'était un bloc plutôt dur, alors que je n'en avais vu qu'en poudre jusqu'alors.
Tant et si bien que moi-même, à première vue j'ai cru que c'étaient des bonbons.
C'est grâce à la couleur, typique, que j'ai reconnu l'héro.

Ca m'a déjà fait un choc parce que moi, je croyais surtout qu'il sniffait son sub, et qu'il se défonçait comme ça, sans prendre d'héro, puisque ça a quasiment le même effet.
Je me doutais bien qu'il prenait de l'héro à l'occase, j'en avais déjà trouvé un paquet (aussi appelé queps) par-ci, par-là.
Mais qu'il soit à fond dans la came au point d'avoir plusieurs grammes sur lui !!!!????
Choc total.

Moi évidemment, j'ai tout balancé aux chiottes (j'emploie le mot chiottes car c'est le seul qui soit compatible avec cette came de merde).
Mon voisin, le mari d'un couple de voisins avec qui nous sommes devenus amis (ben tiens !), me disait que j'ai eu tord de tout balancer.
Mais moi je m'en fous. Je ne POUVAIS pas décemment lui redonner le paquet.


Bref, ça devait être le vendredi... et le samedi, ou le dimanche, après avoir tenté de m'enfumer avec son coup du sub sous la langue, il s'est retrouvé à se taper un délire, se taper les jambes et les bras sur le canapé, et criant.
Moi ça m'a direct mise en rogne. Je lui ai dit : je te préviens mon ptit gars, il est pas question que mes enfants voient ça.
Alors tu vas te calmer direct, va dans la chambre et ne fais pas de bruit.
Pendant ce temps, sa Môman a téléphoné, et l'un de nos petits garçons lui a dit que Papa était super malade.
La mère a paniqué, elle voulait rappliquer avec sa fille la grande gueule fouteuse de merde chez moi, ou qu'on l'emmène à l'hôpital.
Là, moi, j'ai pêté un cable, j'ai demandé à Môssieur de bien vouloir me suivre, car je l'emmenais taper sa crise chez sa mère.
Là-bas, il en a fait des tonnes, et sa mère a paniqué, appelé le samu, qui l'a conduit à l'hosto.

Après ça, pendant 2 jours, sa mère, puisqu'il était de retour chez elle, n'arrêtait pas de pleurer devant moi ou au tel. Elle me disait qu'elle ne pouvait pas s'occuper de lui, qu'il fallait qu'il aille à l'hôpital encore.
Mais les hôpitaux ont tous refusé, il n'y avait rien d'autre à faire que se sevrer, ne rien prendre, point final.
Sa mère pleurait, me disait qu'elle était trop vieille. Et c'est vrai qu'elle est trop vieille, et trop fatiguée parce qu'en plus, elle avait perdu son mari 3 mois avant ça.

Alors, puisque Môssieur allait mieux, et que le risque d'une nouvelle crise devant les enfants semblait écarté, j'ai cedé.

Mais non sans poser mes conditions : je ne veux plus la moindre embrouille, ou je divorce.



Cela fait quatre semaines environ maintenant, et j'espérais que cette fois, la peur de mourir aidant, il aurait eu son déclic définitif pour arrêter.
Il nous a fait la totale : j'arrête tout cette fois, le sub aussi. Je fais mon sevrage à la dure, sans rien prendre du tout, à part du doliprane, pour les douleurs, rien de plus fort.


Ouais !
Ben c'est très con, parce que ce matin, je l'ai chopé, dans la cuisine toujours, qui allait prendre un truc au dessus du placard.
Bien sûr j'ai de suite reconnu le geste du mec pris en flagrant délit.

C'était de l'héroïne.
Eh ben !


Le pire ?
Cette nuit, j'ai eu encore une sensation qu'il fallait que je cherche dans la maison.
Et j'ai regardé en haut du placard, parmi d'autres cachettes.
Mais je n'ai rien trouvé.

Dommage.
En tout cas, moi au fond ça me rend service : plus besoin de me poser de question maintenant.
En janvier, j'écris au juge, et je demande la mise en place de la procédure de divorce.
Et c'est tout.