6 billets de 20 euros.
Voilà ce qui était écrit sur un relevé de banque trouvé dans la poche de "cher" mari le
27 janvier 2009.
Ce jour-là, il me semble que c'était le lendemain de mon retour de Paris.
Il rentre, bien trop longtemps après être parti de la maison pour faire je sais plus trop quoi.
Je lui trouve une bien sale tête, lui demande des comptes, et regarde dans ses poches devant lui
(beh oui, je fouille partout ou je peux. Et celui qui viendra me dire que c'est pas bien, ben je lui confie mon mari l'héroïnomane pendant quelques temps, et après il pourra ouvrir sa gueule, s'il en a encore le courage)
Bref,
sur le papier il est écrit :
Banque vampires & compagnie, RETRAIT, 120 euros.
Dit comme ça, ça a l'air de rien mais il faut savoir, que pendant que j'étais à Paris, Môssieur arrivait même à me faire culpabiliser de manger super bien là-bas, pendant que lui et les enfants "n'avaient rien dans les placards" !!!
Heureusement, je savais qu'il y avait assez à manger dans les placards, pour ça j'étais pas inquiète, même si je savait que ce qu'il y avait n'était pas "génial" et qu'il n'y en avait pas des tonnes, je savais qu'ils avaient assez.
Moi, je partais avec 40 euros en poche pour 4 jours, dans des conditions privilégiées, c'est sûr.
Juste sur le quai de gare, mon père, qui était venu m'accompagner avec ma petite famille (parce qu'il était fier que je fasse ce voyage et les cours pour de vrai) m'a donné une petite enveloppe avec 120 euros dedans. J'étais très étonnée, super contente, et avant de partir j'ai donné mes 40 euros de départ à mon mari, pour la famille en lui disant d'être super économe.
Ca lui faisait donc 35+40=75 euros pour 4 jours en n'ayant rien d'autre que ses clopes et peut-être du carburant à acheter.
Finalement, même en faisant super gaffe, durant tout mon voyage, trajet compris, j'ai utilisé 60 euros à peu près, et j'ai donc ramené les 60 euros restants à la maison. J'ai réussi à les faire durer une bonne semaine, peut-être même plus, en serrant au maximum.
Cette période là, c'était du
25 au 30 janvier, disons, pour faire court.
Nous sommes tous les deux fumeurs (oui je sais ... faiseurs de morale : vos gueules... ) et nous fumions le moins possible en interchangeant clope ou roulée à tour de rôle, histoire de tenir en dépensant le moins possible.
Donc, pour résumer, nous ne pouvions rien faire car notre seul argent était mes 60 euros du voyage (que j'aurais espéré mettre de coté par avance pour le voyage de mars !!)
Alors c'est quoi ce papier qui dit : 27 janvier 2009, retrait 120 euros
Je lui demande : mais qu'est-ce que c'est ça ? Tu as de l'argent ?
Il me répond : mais non, je suis allé voir à la banque si j'avais reçu, et ça c'est juste un relevé de compte daté d'aujourd'hui, et qui indique la dernière opération effectuée !
Voyons, tu sais bien qu'ils sont bizarres les écrits de ma banque !!
Moi : Euh pardon, mais là il est noté --date d'opération : 27 janvier - retrait 6 X 20 euros, soit 120 euros--
Lui : Mais siiiii ! Tu le sais bien !!!! Tu m'imagines MOI, avoir de l'argent et laisser ma famille dans la merde avec presque rien comme ça ?????
Là je me demande. C'est sûr, c'est pas son genre. Peut-être que c'est moi qui me trompe, en plus il a l'air de totale bonne foi, il me dit de me rappeler que c'est arrivé plein de fois ... ma tête s'embrouille, le doute m'empare.
Je téléphone au central de la banque en question pour demande si ce genre de chose est possible. Bien sûr ils m'affirment que non, que s'il est écrit RETRAIT c'est qu'il y a eu un retrait. Point-barre.
Bon, bien sûr Môssieur ne lâche pas le morceau et nie.
Puis, il lui vient un éclair de lumière et il me dit pour mieux me convaincre :
- ben tu verras par toi-même, à réception du relevé de compte !!!
Tu ne crois pas si bien dire mon ptit coco.
Sauf que toi, tu crois que je vais me satisfaire de ça, et que je vais bien gentiment attendre l'arrivée du relevé mensuel le mois prochain !!!
Et tu espères même que le jour où arrivera ce relevé, soit j'aurai oublié, soit tu pourras vite le prendre dans la boite aux lettres et t'en débarrasser avant que je ne le vois !!!
Pas de booooool
Voici quelle fut ma réponse :
c'est justement ce que j'allais te dire CHéééé-ri, demain, nous irons au guichet automatique avec ta carte bleue et tu pourras me montrer le relevé le jour même, ainsi je n'aurai pas à attendre.
Situation en cours donc, Môssieur vient de sortir 120 euros de son compte bancaire, il n'a pas un centime dans ses poches et nous vivons avec les restes de mon voyage.
L'explication de Môssieur n'étant pas crédible, la question est : que sont devenus ces 120 euros ?
A quoi ont-ils servi ?
Hum ?
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mercredi 11 février 2009
lundi 24 novembre 2008
Il est génial, fait chier
Ah ! Ces maris, ce sont de sacrés numéros quand même hein !
Le mien, que je surnomme ici Môssieur, tant affectueusement que colériquement, il m'en cause du dilemne bien cruel !
Lors de son retour à la maison, il m'a vue et entendue téléphoner à l'assistante sociale de la région, et lui dire que je voulais partir de la maison avec mes enfants.
Il a bien vu que j'étais sérieuse et décidée.
Bien sûr, ça l'a rendu triste, inquiet, et ça lui a donné bien à réfléchir.
Je suis allée à mon rendez-vous et j'ai parlé pendant environ deux heures avec elles (elles étaient deux). J'ai pris des renseignements et elles m'ont proposé, si la situation est critique, de partir en foyer avec mes petits. Il faut dire que j'étais vraiment dans un sale état.
Moi, j'ai décidé de ne pas choisir cette option, parce que partir, Dieu sait où dans la France, du jour au lendemain, changeant mes petiots d'école, de ville, et d'environnement, ça me paraissait trop brutal ...
Ceci bien sûr ne tient que si Môssieur se conduit correctement et ne nous fait pas la misère.
Or non seulement il ne nous fait plus du tout la misère depuis, mais carrément, il se montre génial. Gentil, cool, tranquille et compréhensif.
Il prend sur lui pour supporter ses manques (qui paraît-il peuvent apparaître jusqu'à 6 mois après arrêt total de consommation).
Moi, évidemment, je n'ai aucune envie de maintenir un climat de guerre à la maison. Ni pour moi, ni pour lui (car la guerre alimente ses effets de manque), et ni surtout pour les enfants, qui aspirent et ont droit au calme dans leur foyer.
Donc, l'entente est cordiale, et même, agréable.
Et moi mon mari, je l'aime en fait. Alors j'apprécie particulièrement de retrouver mon vrai mari, celui qui n'a pas le cerveau embué par la came et qui ne se conduit pas en gros con.
Alors, autant le dire, c'est d'autant plus dur de partir dans ces conditions !
Et pourtant, j'en ai envie. J'en ai même besoin.
Et puis surtout, j'ai envie de m'assumer, d'assumer mes enfants, et de voir de quoi je suis capable, seule dans ma maison avec mes petits.
Je sais que je les élèverai mieux toute seule, mais Dieu que le pas est difficile à faire !
Et puis surtout il n'y a pas que ça qui entre en ligne de compte.
Il y a noël qui approche, et nous n'avons pas les moyens d'aller faire des dépenses supplémentaires maintenant.
A vrai dire, nous sommes fin novembre et nous n'avons toujours pas perçu le moindre centime des assedic pour Môssieur. Ce qui fait que pour noël, nous n'avons toujours rien à offrir à nos petites créatures.
Et là, c'est la trouille.
On n'a pas payé le loyer depuis 3 mois maintenant, et je me demande bien ce que nous allons pouvoir mettre sous cet horrible sapin artificiel que nous avons depuis des années.
Lui, il a la trouille au ventre pour l'argent, pour noël bien sûr, mais aussi pour manger chaque jour qui passe.
Là, ce matin, on a été obligés de piller les tirelires des garçons, on en a sorti 19 euros en tout.
On ne va pas aller loin avec ça.
Du coup, Môssieur qui allait bien mieux, fait une crise de manque assez forte depuis deux jours.
Moi, en parfaite peste que je suis (non, je dis ça pour rigoler, mais je trouve en vrai que j'ai raison), je ne lui donne pas "le droit" d'être malade.
Enfin si, il peut être malade, mais il ne faut pas qu'il s'en plaigne auprès de moi, car s'il en est là, c'est bien sa faute.
Alors il encaisse (tient ! ça change, avant c'était moi qui encaissais), il fait avec et il se remonte autant que possible.
Alors voilà quoi ! Je le vois prendre enfin ses responsabilités vis-à-vis de sa dépendance, et ça me soulage grandement.
Dur dur n'est-ce pas de se dire : je dois partir ... quand notre mari ne nous pourrit pas la vie !
D'ailleurs il n'y a pas que noël et le manque d'argent qui m'empêche de partir tout de suite.
Il y a le fait que je ne puisse pas prendre d'appartement dès aujourd'hui, puisque je n'ai pas de revenu.
Et pourquoi n'ais-je pas de revenu ?
Parce que, en plus de cette satanée crise financière qui met ma région (industrielle) en crise du travail, je suis en train d'élaborer mon projet professionnel.
Un projet assez ambitieux, pour lequel je passe énormément de temps en recherches d'infos et surtout, en recherche de financement...
Du coup, une chose, plus une autre, plus encore une autre, je n'ai toujours pas envoyée ma lettre au juge des affaires familiales pour lui demander l'autorisation de quitter le domicile conjugal avec mes enfants.
Et comme Môssieur ne m'énerve plus, et la fatigue aidant (une fatigue très intense qui m'anéantie), je remets toujours au lendemain la mise au point de cette lettre, et je laisse passer les jours, doucement, mais surement.
Arfff, je n'arrive pas à y croire ... Je suis là, en train de me plaindre que mon mari ne m'emmerde pas.
C'est un comble quand même !
Enfin, lui, souvent, croit que je vais rester finalement, et moi, pour ne pas lui donner de faux espoirs, je lui rappelle que si, j'ai toujours bien l'intention de partir, mais que je me donne simplement le délai de cette fin d'année, et de la mise en place de mon projet pro.
Visiblement, il n'a pas l'intention de me mettre des bâtons dans les roues, et je peux espérer (bien que je me méfie, j'ai trop vu l'expérience des autres femmes) que la séparation se fasse dans de bonnes conditions, niveau relations co-parentales.
A noter quand même : je parle, et je visualise une séparation de corps, mais je n'envisage pas du tout le divorce, pour l'instant. Je me dis que peut-être, dans un an ou plus, si je reprends confiance en lui, et que je ne prends pas trop goût à la liberté, on pourra revivre ensemble, et sauver notre mariage ainsi que notre famille.
Quoi qu'il en soit, si il continue de se conduire en homme, et en père digne de ce nom, les choses pourront être moins difficiles pour nous et pour les enfants lors de cette nouvelle vie.
Nous verrons bien. Et comme on dit : aide toi, et le ciel t'aidera.
Le mien, que je surnomme ici Môssieur, tant affectueusement que colériquement, il m'en cause du dilemne bien cruel !
Lors de son retour à la maison, il m'a vue et entendue téléphoner à l'assistante sociale de la région, et lui dire que je voulais partir de la maison avec mes enfants.
Il a bien vu que j'étais sérieuse et décidée.
Bien sûr, ça l'a rendu triste, inquiet, et ça lui a donné bien à réfléchir.
Je suis allée à mon rendez-vous et j'ai parlé pendant environ deux heures avec elles (elles étaient deux). J'ai pris des renseignements et elles m'ont proposé, si la situation est critique, de partir en foyer avec mes petits. Il faut dire que j'étais vraiment dans un sale état.
Moi, j'ai décidé de ne pas choisir cette option, parce que partir, Dieu sait où dans la France, du jour au lendemain, changeant mes petiots d'école, de ville, et d'environnement, ça me paraissait trop brutal ...
Ceci bien sûr ne tient que si Môssieur se conduit correctement et ne nous fait pas la misère.
Or non seulement il ne nous fait plus du tout la misère depuis, mais carrément, il se montre génial. Gentil, cool, tranquille et compréhensif.
Il prend sur lui pour supporter ses manques (qui paraît-il peuvent apparaître jusqu'à 6 mois après arrêt total de consommation).
Moi, évidemment, je n'ai aucune envie de maintenir un climat de guerre à la maison. Ni pour moi, ni pour lui (car la guerre alimente ses effets de manque), et ni surtout pour les enfants, qui aspirent et ont droit au calme dans leur foyer.
Donc, l'entente est cordiale, et même, agréable.
Et moi mon mari, je l'aime en fait. Alors j'apprécie particulièrement de retrouver mon vrai mari, celui qui n'a pas le cerveau embué par la came et qui ne se conduit pas en gros con.
Alors, autant le dire, c'est d'autant plus dur de partir dans ces conditions !
Et pourtant, j'en ai envie. J'en ai même besoin.
Et puis surtout, j'ai envie de m'assumer, d'assumer mes enfants, et de voir de quoi je suis capable, seule dans ma maison avec mes petits.
Je sais que je les élèverai mieux toute seule, mais Dieu que le pas est difficile à faire !
Et puis surtout il n'y a pas que ça qui entre en ligne de compte.
Il y a noël qui approche, et nous n'avons pas les moyens d'aller faire des dépenses supplémentaires maintenant.
A vrai dire, nous sommes fin novembre et nous n'avons toujours pas perçu le moindre centime des assedic pour Môssieur. Ce qui fait que pour noël, nous n'avons toujours rien à offrir à nos petites créatures.
Et là, c'est la trouille.
On n'a pas payé le loyer depuis 3 mois maintenant, et je me demande bien ce que nous allons pouvoir mettre sous cet horrible sapin artificiel que nous avons depuis des années.
Lui, il a la trouille au ventre pour l'argent, pour noël bien sûr, mais aussi pour manger chaque jour qui passe.
Là, ce matin, on a été obligés de piller les tirelires des garçons, on en a sorti 19 euros en tout.
On ne va pas aller loin avec ça.
Du coup, Môssieur qui allait bien mieux, fait une crise de manque assez forte depuis deux jours.
Moi, en parfaite peste que je suis (non, je dis ça pour rigoler, mais je trouve en vrai que j'ai raison), je ne lui donne pas "le droit" d'être malade.
Enfin si, il peut être malade, mais il ne faut pas qu'il s'en plaigne auprès de moi, car s'il en est là, c'est bien sa faute.
Alors il encaisse (tient ! ça change, avant c'était moi qui encaissais), il fait avec et il se remonte autant que possible.
Alors voilà quoi ! Je le vois prendre enfin ses responsabilités vis-à-vis de sa dépendance, et ça me soulage grandement.
Dur dur n'est-ce pas de se dire : je dois partir ... quand notre mari ne nous pourrit pas la vie !
D'ailleurs il n'y a pas que noël et le manque d'argent qui m'empêche de partir tout de suite.
Il y a le fait que je ne puisse pas prendre d'appartement dès aujourd'hui, puisque je n'ai pas de revenu.
Et pourquoi n'ais-je pas de revenu ?
Parce que, en plus de cette satanée crise financière qui met ma région (industrielle) en crise du travail, je suis en train d'élaborer mon projet professionnel.
Un projet assez ambitieux, pour lequel je passe énormément de temps en recherches d'infos et surtout, en recherche de financement...
Du coup, une chose, plus une autre, plus encore une autre, je n'ai toujours pas envoyée ma lettre au juge des affaires familiales pour lui demander l'autorisation de quitter le domicile conjugal avec mes enfants.
Et comme Môssieur ne m'énerve plus, et la fatigue aidant (une fatigue très intense qui m'anéantie), je remets toujours au lendemain la mise au point de cette lettre, et je laisse passer les jours, doucement, mais surement.
Arfff, je n'arrive pas à y croire ... Je suis là, en train de me plaindre que mon mari ne m'emmerde pas.
C'est un comble quand même !
Enfin, lui, souvent, croit que je vais rester finalement, et moi, pour ne pas lui donner de faux espoirs, je lui rappelle que si, j'ai toujours bien l'intention de partir, mais que je me donne simplement le délai de cette fin d'année, et de la mise en place de mon projet pro.
Visiblement, il n'a pas l'intention de me mettre des bâtons dans les roues, et je peux espérer (bien que je me méfie, j'ai trop vu l'expérience des autres femmes) que la séparation se fasse dans de bonnes conditions, niveau relations co-parentales.
A noter quand même : je parle, et je visualise une séparation de corps, mais je n'envisage pas du tout le divorce, pour l'instant. Je me dis que peut-être, dans un an ou plus, si je reprends confiance en lui, et que je ne prends pas trop goût à la liberté, on pourra revivre ensemble, et sauver notre mariage ainsi que notre famille.
Quoi qu'il en soit, si il continue de se conduire en homme, et en père digne de ce nom, les choses pourront être moins difficiles pour nous et pour les enfants lors de cette nouvelle vie.
Nous verrons bien. Et comme on dit : aide toi, et le ciel t'aidera.
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