dimanche 4 avril 2010

Nouvelles du front

Mouais !


Toujours pas remise depuis ce meeeeerveilleux noël.
Faudrait que je me secoue mais là ...

Dur.

lundi 14 décembre 2009

- Lettre à mon père

Franchement, je ne te comprends pas.
J'avais vraiment cru te faire plaisir, t'apporter mon soutien dans ce moment difficile et que tu appréciais.
J'ai tout fait, pour te faire plaisir, et tu n'as pas sû apprécier ces actes à leur juste valeur. Tu as préféré chercher quelque chose à me reprocher, même à tord.



La vie ça passe vite, tu as bien vu.
Il te reste si peu de chances d'avoir du bonheur et pourtant, tu ne cesses de les gaspiller.



Réfléchis bien, l'essentiel, ce ne sont pas les petites joies que tu peux éprouver avec des inconnus ou des étrangers. Elles ne font pas la réussite d'une vie.
La réussite professionnelle non plus.
Un proverbe marocain dit à ce sujet : il ne faut pas perdre sa vie à la gagner.

Que tu l'ais fait lorsque tu étais un actif, ça se comprend.
Que tu continues à perdre la vie qui te reste, c'est désolant.


Regardes, ton frère que tu enviais tant pour la réussite de ses fils.
Les deux qui sont restés ici étaient-ils à la crémation de leur grand-mère ?
Etaient-ils là au moins pour soutenir leur père ?

Bien sûr que non !
Ils avaient autre chose de bien plus intéressant à faire que de s'inquiéter pour leur père.

Tes filles elles, elles étaient là.
Elles se sont impliquées comme elles ont pu pour te soutenir.
Mais tu t'en fous.
Elles ne sont pas assez bien pour toi. Tu estimes avoir mérité mieux que ces filles-là. Tu as honte d'elles, parce que tu les compares à ce que tu crois savoir des enfants des autres, ceux des familles "réussies".
Mais finalement tu sais quoi des autres ? Ou étaient-ils les autres, le jour qui comptait ?

S'inquiéter du regard des autres au lieu de prendre soin et d'apprécier l'essentiel, c'est gaspiller sa vie... Et celle de sa famille.


Ca mène à quoi ?
Mépriser sa famille, ses neveux, ses enfants, ses petits-enfants, c'est être méprisable soi-même.


Faisons un petit bilan.

Mamie l'a toujours fait non ? J'ai beaucoup de souvenir de Mamie critiquant P, ses frères, sa mère, et tant d'autres encore.
Qui avait envie de venir la voir régulièrement ? Personne.
Que disaient-ils ? Elle est chiante.
Elle a eu 7 enfants vivants et 13 petits-enfants.
Combien de ses enfants à ses funérailles ? 3.
Combien de ses petits-enfants à ses funérailles ? 2, tes enfants.


Ton frère R maintentant. Qui l'a soutenu à la crémation ?
Personne.
Comment s'est-il conduit avec ses enfants ? Avec mépris, jugement, autorité pour avoir LE POUVOIR.

Hum, il n'a même plus de pouvoir sur sa propre vie. Sa famille vit bien, et lui il est mal et je parie qu'il trouve ça injuste.

Ah il en a joui de son pouvoir. Comme il aimait ordonner et rabaisser ses fils. L'ainé surtout.
Maintenant, les années où il devrait pouvoir profiter des fruits de son travail, il se
retrouve seul à manger dans une caféteria minable avec trois pauvres soulards à moitié clochards comme compagnons de soirée.
Je n'aimerais pas être à sa place.


C'est donc la réussite de cet homme et d'autres comme lui que tu enviais ? Tu as maintenant la preuve qu'il ne faut pas regarder aussi près de son nez, mais qu'il faut voir plus loin, avoir le regard et l'esprit ouverts !
Se remettre en question, c'est pas se rabaisser comme tu as toujours cru, c'est savoir être humble, ne pas se croire tout-puissant ou omniscient.


Appliques-toi tes propres enseignements :
- le sage est celui qui sait qu'il ne sait rien.
- seuls les cons sont toujours persuadés d'avoir raison.

Et écoutes mes enseignements :
- Seuls les orgueilleux sont persuadés qu'ils n'ont pas à admettre leurs tords.
- Et seuls les insensés peuvent croire qu'ils ont le droit de continuer à agir à tord et continuer sciemment, très conscients du mal qu'ils font.



Réfléchis bien.

Réfléchis à l'essentiel.

Tu t'es acoquiné avec des gens déloyaux, ceux qui te flattaient.
Tu n'as jamais supporté que les seuls qui t'aimaient vraiment et voulaient ton bien t'avertissent quand tu te trompais.
Tu prenais ça pour de la critique.
Personne ne t'avait appris que "tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute" ?
Si, mais tu n'as pas voulu l'entendre.

Souviens-toi qui te flattait.
Vois qui est encore là pour toi.



Réfléchis et fais-le bien.
Tu as perdu ton pouvoir sur moi le jour des funérailles de Mamie. Je te l'annonce aujourd'hui.

Je suis une personne digne de respect.
Il te faudra l'admettre, il te faudra l'accepter.
Et il te faudra changer si tu veux avoir l'honneur de pouvoir me fréquenter.

Oui, l'honneur, parce que moi, je vais la réussir ma vie. Je deviens plus respectable que tous ceux que tu as admirés, réunis. J'ai de l'honneur, du courage, et la volonté de faire du bien autour de moi.
Et tout ça vient de quoi ? De mon esprit ouvert. De ma tolérance et de mon respect d'autrui et de moi-même.

Mon âme est belle.
L'est-elle trop pour toi ? Trop éblouissante, tu ne peux pas la regarder.

C'est dommage dans ce cas, ta vie aura donc bien été gachée.
Moi, je ne laisserai plus personne gacher la mienne. Je vais me relever, je vais aimer et je vais prospérer.

Fais ton choix, tu es seul maître de ta vie aujourd'hui.

dimanche 6 décembre 2009

- Nouveau rythme ?

Coucou !

Merci Fabien et Poulette pour vos petits mots.

Depuis une semaine, il s est passé des choses. Ma grand-mère est morte à presque 102 ans.
Moi je commence à prendre enfin un rythme normal. Ca a commencé par 2 jours où je me suis endormie à 19h30. Beaucoup dormi et petit à petit, j ai pris l habitude. Du coup, j essaie de ne pas la perdre et de me coucher le plus tôt possible.

Il y a eu beaucoup de choses que je vous mettrai dans les prochains messages :

- Merci Papa
et
- Un chouette oncle.

Pour mes études, j ai fait quelques petits voyages qui m ont permis d en savoir plus.
Déjà, le BTS n est pas ce qu il me faut.
Il me reste la possibilité du DUT mais il faudrait que ce soit en alternance et beaucoup de portes se ferment sur mon âge. Sinon il y a une école incroyable mais très chère et très longue (5 ans avec embauches à la clé).
Je vous avais écrit un super message à ce propos mais ... déconnexion au moment de l envoi et donc, message perdu.

Car je l avoue, j ai pas payé ma facture téléphonique à temps et ils m ont coupé la ligne. Le chèque est envoyé mais je ne sais pas combien de temps ils mettront avant de me rebrancher la ligne.
Je viendrai écrire ici dès que ce sera bon. A moins que la nouvelle facture arrive et soit payable immédiatement, dans ce cas ça risque de prendre plus de temps que prévu.
Mais j écrirai sur le bloc note et je posterai quand j irai à des endroits connectables.

Autre chose, la santé.
Je sens que ça va mal et ça commence à bien m inquiéter. Il va falloir que je mange correctement et que je vois un médecin mais pas encore tout de suite.

La maison est presque propre. Ma petite soeur est venue m aider à démarrer et maintenant je veille à maintenir la propreté actuelle et ensuite à améliorer le reste.

Là, à cet instant, je suis chez mon mari. Je récupère les enfants pour la semaine.
Mon garçon est malade.
Demain, réunions scolaires : au lycée pour la grande, en primaire pour le petit garçon.

J'ai reçu plein de compliments de plein de monde (sauf de mon père bien sûr) et ça m'a beaucoup encouragée. Je vous raconterai tout ça avec grand plaisir.

Je reviens dès que possible et je vous embrasse bien fort et surtout, je vous remercie beaucoup pour votre soutien.

Bisous, à très vite.

mardi 24 novembre 2009

- J'ai pas tenu parole

Je n'ai pas tenu parole.
J'avais dit : je me repose, je fais un break sur les recherches de formations, et patati et patata.

J'ai pas résisté. Hier soir j'ai recommencé à chercher sur le net. J'ai commencé à trouver des pistes et ... j'y ai passé toute la nuit.
Là il est 9h00, c'est le matin, j'ai des coups de fil à passer donc je ne vais pas dormir bien sûr.
Oui je sais, c'est pas bien... mais c'est plus fort que moi.

lundi 23 novembre 2009

- Dialogue entre lecteurs

Dialogue, parce que vos derniers commentaires m'ont interpelée.

Entre lecteurs, parce que moi aussi du coup je deviens lectrice de ce blog grâce à vous. Quand on me pose une question et que je veux être sûre de bien répondre, je suis obligée de me relire, et ça permet de faire un point. C'est bien.

J'aimerais remercier les commentateurs de m'avoir parfois donné l'alerte sur des points que je ne voyais pas, ou des pistes aussi. Ca m'a toujours été bien utile.

Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue à l'un des premiers lecteur-commentateur du blog, Fabien, pour lequel je vais faire un petit récapitulatif afin de lui faciliter la reprise du train en marche.

Alors Fabien :)
Si tu veux tu peux lire les articles suivants qui sont les plus significatifs à ce jour.
- Diplôme : les examens

- Diplôme : le résultat

Maintenant par contre je bloque.
Déjà je me sens prise au dépourvu, je ne m'attendais pas à ce que ça aille aussi vite.
Ca m'a rassurée un peu, mais d'un autre coté je me dis que ça a été trop facile et que c'est de toute façon trop peu.

J'avais pensé au départ qu'après le DAEU j'enchainerais sur un BTS ou un DUT. Je le sais bien, DUT c'est trop pointu pour moi.
J'ai vérifié bien sûr, mais c'est au niveau des maths que ça coince.
Depuis la 6ème, je manquais l'école un jour sur trois, déjà à la base. Ce qui fait que les bases justement, je ne les ai pas acquises. Sur tout ce qui touche au littéraire, ça va, je me suis bien maintenue, c'est assez naturel comme fonctionnement ces matières-là.
Tandis que les maths, la biolo ou la physique, c'est une tout autre affaire. Ces matières, tu sais ou tu suis pas. Les leçons il faut les suivre et la "mécanique" il faut l'assimiler.

Pour ce qui est des chiffres, je sais compter et faire des pourcentages ou convertir des unités et des masses. La géométrie, ça va à peu près. Mais tout ce qui est algèbre, équations, et même vecteurs et racines carrés ... j'en passe et des meilleurs ... un vrai massacre pour moi.

Problème, toutes les formations qualifiantes post-bac qui ciblent exactement ce que je désire faire demandent d'être blindé niveau connaissances en mathématiques.

J'ai réfléchi aux solutions qui m'apparaissent.
- Contourner.
  • En apprenant moi-même les langages de mon coté et en me présentant quand je me sentirai assez forte sur le marché du travail
Ca me paraît très risqué. Risque de mal apprendre, ou pas les choses les plus importantes.
Et puis surtout l'isolement professionnel.
Dans mon entourage on me fait remarquer mon âge et la volonté probable des entreprises d'engager des personnes jeunes. Ils n'ont pas tord, c'est une contrainte de plus à laquelle je vais devoir pallier. Je crois que le meilleur moyen est d'acquérir vite les compétences qui me rendront autonome au plus vite et surtout de m'insérer dans l'environnement universitaire et professionnel. Me donner des chances de me faire un réseau. C'est pas en restant cloitrée chez moi le nez dans les livres que j'ai le plus de chances.
Il va falloir que je travaille chez moi, mais en plus, pas de façon exclusive. Donc je cherche d'autres possibilités.


- Plonger à fond dans les maths pour rattraper 8 ans de lacunes ?

  • Ahem (dirait quelqu'un). Pas très réaliste quand même n'est-ce pas ? Ou alors peut-être avec le CNED ou une aide sérieuse de quelqu'un qui s'y connait très bien ? Pas évident et peut-être même une perte de temps.
Surtout que les formules en maths, ça ne me parle pas du tout. Ca va même à l'encontre de ma logique à ce jour. Il vaut mieux que je trouve autre chose et que j'entre vite dans le marché du travail. Je ne dois pas perdre de temps.

C'est ma première réaction. Mais il revient toujours dans ma tête que garder une lacune en soi, c'est dérangeant. Alors je ne ferme pas totalement la porte et je reste à l'écoute, s'il se présente des opportunités de m'améliorer en maths, je pense que je les saisirai.
Peu probable, mais à garder dans un coin de la tête quand même.


- Prendre une formation moins directe mais qualifiante dans un domaine paralèlle.

  • Je pense avoir plus de chance dans une formation en alternance comme un BTS par exemple. J'ai vu certains BTS qui pourraient m'être utiles dans diverses circonstances professionnelles. La communication des entreprises ou d'autres plus axées sur la gestion, je suis en train de regarder un peu tous les programmes pour voir lesquels me plairaient et pour lesquels j'ai le niveau.
Donc trouille.


Au niveau du coeur (la célèbre citation : fais ce que te dicte ton coeur) je suis attirée par l'université de Genève.
Mes contraintes de famille seraient réduites.
La création d'un réseau professionnel serait possible.

Mais malgré tous les contacts que j'ai eu avec eux, je n'ai pas réussi à trouver la solution pour moi.
Pourtant je reste persuadée qu'il doit y avoir quelque chose de pas mal à faire là-bas.


Alors j'ai décidé de prendre du recul.
Je me force à faire un break sur la recherche pour mes études.
Je décide de me concentrer un peu sur moi-même, mettre à jour ce que je dois dans ma vie et me faire une organisation tenable de mon quotidien car je crois que ça me parasite.
Je revois mes amis d'avant, ça me donne de la joie et ils me reboostent. C'est étrange mais ça me repose. Je suis plus calme.

Cette semaine je n'ai pas les enfants et je commence à faire des petits pas dans le bon sens.
Pour la première fois depuis je ne sais quand, ça fait deux jours que je me réveille sans être fatiguée.
C'est bon signe.

Et donc, pour cette raison, déjà, j'ai eu la force d'écrire sur le blog, mais en plus j'ai des idées pour chez moi qui commencent à venir.
Alors j'aurais encore plusieurs choses à raconter sur le déroulement de la vie de familles de ces dernières semaines, la première chez leur papa, la suivante chez moi et cette nouvelle, chez leur papa. Mais là, il faut que je consacre la semaine à ma maison, donc on gardera ça pour les prochains articles.


Bisous, et encore merci à mes lecteurs que je ne connais pas, mais dont je sens la bienveillance.
A bientôt !

mercredi 11 novembre 2009

- C'est vrai, c'est difficile

Aujourd'hui, en début de soirée je suis allée porter des choses à mon mari et mes enfants qu'il m'a demandé d'amener. C'est déjà un progrès car avant, il débarquait avec toute la marmaille

J'ai regardé un peu comment ça se déroulait et comment ils investissaient l'appartement.
Ma mère et son chéri sont allés plusieurs fois lui amener une armoire et améliorer les autres qu'il a.

Dans la chambre donc, mon mari a posé le lit 2 places de telle sorte que les 3 petits y dorment ensemble dans le sens de la largeur. Ils sont bien installés, c'est bien pensé. Mon mari lui, dort dans le lit pliant qu'il a collé au grand, comme ça il est tout près de la petite dernière qui en est bien contente.
L'armoire est sur le coté et il y a une petite table basse sur laquelle les garçons dessinent des bandes dessinées. Grand-10-ans a fait de nombreux détails et dit qu'il invente mieux chez son papa car il n'est pas distrait par les autres jeux et loisirs, comme c'est le cas à la maison.
Tiens, ça a déjà du bon ?

Mardi nous avons accompagné les classes de nos garçons pour le rugby inter-écoles, moi j'accompagnais celle de Grand-10-ans. Les filles de sa classe m'ont dit que depuis quelques temps il était plus calme qu'avant.
Je me demande ce qui a porté ses fruits. Nos discussions ? La stabilisation de nos vies ? Les deux ? En tout cas, ça me rassure un peu de voir ça.


Ce soir, quand je suis arrivée, j'ai remarqué les réactions des enfants. Petit-8-ans s'est précipité me faire un calin et m'embrasser, c'est celui qui salue le moins d'habitude. Petite-5-ans elle, voulait sans arrêt que je joue avec elle, que je la chatouille ou que je la mange et quand je lui disais qu'il fallait aussi que j'écoute un peu ses frères, elle me demandait si ça signifiait que je ne l'aimais plus.
Arf.
J'espère l'avoir bien rassurée.
Mon Grand-10-ans, alors c'était différent. Il voulait me faire voir tout ce qu'il avait dessiné et il ne cessait de m'interroger sur mes impressions de ses "livres".

Mon mari, m'a semblé assez bien organisé pour une première semaine de garde des enfants.
Il a fait la vaisselle avec la petite dernière qui en était très fière, il a le frigo bien rempli et il a veillé à faire manger les enfants de façon équilibrée. Il trouve qu'ils mangent beaucoup.
Bon sang, y a pas à dire, il est meilleure mère que moi. Je l'ai bien reconnu là, et je l'ai trouvé bien volontaire. D'ailleurs je ne suis pas inquiète je sais qu'il s'en occupe du mieux qu'il peut.

Par contre, je l'ai trouvé très fatigué.
Il m'a dit que c'est dur et qu'il aura bien besoin de la semaine suivante pour se reposer et améliorer sa maison et son organisation.

Je pense que c'est une bonne chose de faire le partage de garde des enfants.
J'espère que nous le vivrons tous bien, y compris mon mari.
Pour la durée du temps de garde, je pense qu'une semaine chez papa et une semaine chez maman, c'est un bon rythme comme ça on ressent moins la solitude, la tristesse.

Je pense qu'il a peur aussi et c'est encore une bonne raison pour apprécier la garde alternée.
J'espère que je saurai ne pas faire souffrir mon mari et mes enfants dans mes attitudes à venir.
J'espère que je saurai.

dimanche 8 novembre 2009

- J'espère qu'il est chiant ...

... et que c'est pas plutôt moi qui suis conne !?


Depuis vendredi 16h30 mon mari devait prendre les enfants une semaine complête.
J'ai pensé qu'une semaine chacun, ce serait le mieux pour tout le monde.

Le problème c'est que l'appart de mon mari est minuscule : une chambre, une pièce à vivre et les sanitaires bien sûr. Alors évidemment ce n'est pas très sympa pour les enfants. Les garçons jouent au catch dans la chambre et la petite joue dans l'autre pièce ou regarde la télé. C'est sûr c'est pas les super activités, mais c'est un départ quoi.

Cela fait des mois que cela traine. Il a son appart depuis au moins 2 mois déjà. Au début donc, il n'y avait pas de meubles, mais n'empêche, il aurait pu y faire du ménage et demander une box pour le telephone et l'internet depuis le début je trouve. Ca lui permettait d'avoir aussi des chaînes de télé pour les enfants et lui et c'était bon.

Mais non, il a repoussé sans arrêt.
Donc quand vendredi est arrivé, bien sûr il y a eu un problème, la ligne pas dégroupée et donc ni tel, ni télé, ni internet.
Donc les enfants "s'ennuient à crever" dit Petit-8-ans.

Le vendredi soir il y avait du catch super tard et les garçons n'en avaient pas vu depuis 2 mois (ils étaient verts).
Alors, bien entendu, toute la petite famille débarque pour regarder le catch ici.

- Euh, ça fini à minuit le catch, tu comptes les coucher quand ? Et où ?
- Bah ici, répond-il.
- Rêves, tu les mets en pyjama avant que ça commence, et après vous partez direct.

Fin du catch, monsieur, style, s'endort sur le canapé. Je pousse une gueulante.
Finalement tout le monde part, et moi après, je pleure parce que j'ai eu l'impression d'avoir chassé mes gosses. Mon Petit-8-ans m'a demandé pourquoi je voulais me "débarrasser" d'eux.
Dur !


Hier soir, Samedi, nous étions tous invités à manger chez des amis communs.
Nos filles n'ont pas voulu venir, donc Grande-15-ans a gardé Petite-5-ans et l'a couchée etc.
Nous y sommes allés avec nos garçons.
En rentrant en bas de chez moi pour récupérer la voiture de mon mari, je lui dis de laisser dormir la petite à la maison et de prendre seulement les gars. Lui me répond :"j'aurais bien aimé qu'on dorme tous là et qu'on parte demain matin" ...

Bien sûr, comme s'il allait partir le matin et pas me bousiller toute la journée avant de partir genre à 19 heures !!!!!!!
Donc j'ai dit non.
Il devait récupérer la petite aujourd'hui.

Il est arrivé vers 17 heures cet aprèm, toutes les affaires avec lui, en disant que les veilles d'école il vallait mieux que les enfants dorment chez moi, et que lui il les assume toute la journée, pour que moi je fasse ce que j'ai à faire.
Il dit que pour le matin, devoir les amener en voiture jusqu'au car en bas de chez moi (soit à 5 mn de chez lui) ça allait les forcer à se lever 3/4 d'heure plus tôt ; et le déjeuner ? et ceci, et celà.


Alors c'est vrai, c'est pas facile de s'occuper d'eux le matin, surtout avec la petite dernière. Mais va bien falloir qu'on le fasse non ? Et moi, je devrais le faire tous les jours non ? Pour moi aussi c'est dûr, je suis un retardataire née, je dois faire encore plus gaffe que les autres !
Oui mais je viendrais t'aider ! me dit-il.

Bah ouais mais nan !
C'est pas exactement comme ça que je visualisais une séparation moi.

Ma soeur pense qu'il n'intègre pas l'idée de séparation en fait, et qu'il fait tout pour retarder les choses, ou les éviter. Mais elle me confirme qu'elle aussi trouve que pour les enfants, être là-bas ce n'est pas très facile.

J'aurais pu les prendre tous les jours sauf le week-end et les mardi soir, mais ça ne me paraît pas équitable, et cette fois pour moi.
Parce que déjà moi, j'ai tout mon appart à mettre en ordre, trier, vider, jusqu'aux murs qui sont dans un état pitoyable. Puis faire tous mes papiers. Ce qui sera autant profitable pour monsieur que pour moi. Et pour ça, être sans les enfants m'importe beaucoup.


D'ailleurs, quand il s'est ramené cet aprèm avec les garçons, moi j'avais déjà mis ma cuisine en chantier, déplacé plein de trucs pour passer la balayette sur les murs et plafonds. Je montais sur mes meubles pour l'atteindre.
Le merdier quoi.

Alors franchement, là il tombait très mal pour me coller les gosses, ou même pour ce qu'il a tenté, à savoir, les faire manger lui pendant que moi je travaille.
N'empêche. On s'est pris la tête jusqu'à 20h30 et il a fini par leur faire manger des casses-dalle chez moi et leur prendre leur douche. Avant de partir chez lui avec les 3 petits (la grande et moi avons un deal, elle reste faire tout le repassage pendant que moi je fais tout le reste).

Moi je me sens mal dans cette histoire. Parce que la culpabilité de maman pèse lourd alors je me demande si là, j'agis bien.
Et en même temps, je ressens ce besoin de solitude pour m'approprier ma maison et l'organiser à ma sauce. Faire des courses ou faire à manger là, j'en ai pas le temps, il faut absolument que je me concentre.
La maison est bourrée de cartons dans tous les coins, ça me devient insupportable alors qu'avant, je faisais comme abstraction d'eux. C'est sombre parce que encombré. J'aurais bien voulu faire une bonne surprise aux enfants pour leur retour mais depuis vendredi, pas un seul jour sans qu'ils restent des heures ici.
Nous sommes dimanche soir, rien n'a changé à part un coté de mur de la cuisine qui ressemble à un appart en cours de remise à neuf.
Ca fait trop étrange et j'ai vraiment un sentiment de travail à peine commencé.

Je me demande si j'y arriverai un jour.


Bref, aujourd'hui je voudrais mettre à contribution qui aurait lu ce billet pour leur avis.
Tous les avis sont les bienvenus, j'en ferai ce qui me semble le mieux.
La question c'est donc,

Est-ce lui qui est chiant ou est-ce moi qui suis conne parce que j'en demande trop ou trop vite ?

A vos clavier et merci d'avance.

vendredi 6 novembre 2009

Réconciliation avec ma mère !

Je n'aurais jamais cru que les choses puissent couler aussi facilement.
Ma mère, j'étais très en colère après elle. Avant tout parce qu'elle a fini par abandonner chacun de ses enfants, les uns après les autres.

Moi, à 16 ans
ma soeur à 15
la troisieme, elle se l'est faite enlever par la DASS. Elle l'a récupérée 4 ans plus tard et l'a jetée dehors lors de ses 14 ans.

Ma première soeur et moi étions aller gueuler qu'elle recommençait déjà les mêmes conneries pour lesquelles la petite lui avait été enlevée, alors elle nous toutes virées en disant qu'on avait qu'à faire mieux, puisqu'on était si malines.

Ensuite ce furent les 2 petits. Elle s'est barrée de chez le père en lui laissant les gosses, ils avaient 8 et 9 ans il me semble. En gros, le truc pas super beau à raconter.

Nous avions, après de longues coupures, repris contact avec notre mère.

Cette fois c'est par l'intermédiaire de ma plus jeune soeur que ça a commencé. Elle a eu besoin de sa mère en étant proche d'accoucher. Nous n'avons pas interféré car ces choses-là sont personnelles.
Puis en voyant la situation précaire de sa fille, ma mère a commencé à l'aider un peu, en lui remboursant petit à petit une énorme somme d'argent qu'elle lui a escroqué, euh lui doit.
Tout doucement les liens se retissent, même si les souvenirs sont lourds.

Et bien sûr, est venu le jour où j'ai rencontré ma mère là-bas.
Je lui ai parlé normalement, sans agression mais avec beaucoup de retrait. Quand une autre fois j'ai eu un instant seule avec elle, je lui ai dit que là, je lui en voulais beaucoup pour avoir raccroché au nez de mon petit de 7 ans à l'époque, par peur de devoir me parler.
Il voulait juste de ses nouvelles.

Elle a soupiré (style, ohlala ça soule) puis est partie aux toilettes, puis lorsqu'elle en est sortie, elle est partie presque aussitôt.


Je ne voulais pas lui faire de mal, mais je voulais qu'elle sache que je n'était pas en colère par ingratitude, mais pour une raison légitime.
Je ne voulais pas qu'un non-dit de la sorte s'installe.
Je crois que j'ai bien fait.


Ensuite, avec le temps, et toujours chez ma soeur, chez qui pour rien au monde je ne voudrais poser de mauvaise ambiance, les relations avec ma mère se sont réchauffées. Jusqu'à devenir cordiales.


******** Bonne nouvelle non ? ********


Concernant mon mari maintenant.


On dirait qu'elle l'aime bien. Je crois qu'elle l'a toujours bien aimé. En tout cas elle lui a dit ceci : ma maison t'es ouverte. si tu veux passer, ou que tu n'as nulle part où vivre, tu peux venir sans problème.


******* Depuis ces derniers mois *******

Elle est venue chez moi 2 ou 3 fois. Peut-être 4.
Elle m'a proposé toute l'aide que je pouvais espérer pour ma maison, mais que j'ai refusée parce que c'est à moi de prendre ça en main.
Son chéri par contre, a (tenté de) réparé les vieux ordis que nous avions gardés, pour le cas où. Ce qui fait qu'on en a presque trois, qui fonctionnent presque très bien. (vous pigez, nous, on est contents, même si parfois ça marche pas vraiment).
Et bien sûr, ma mère veut maintenant me donner plein de trucs parce qu'on les lui donne à elle et qu'elle veut nous en faire profiter.

Mais moi ça va, j'ai à peu près ce qu'il me faut, et j'aime bien les mériter moi, mes objets. Par contre, si son chéri veut faire des réparations dans le truc délabré qui me sert d'appart, quand j'aurai fini mon devoir perso, ah ben là je dirais pas non, et même je tenterai de le faire avec lui, pour apprendre un peu le bricolage.



******* Alors cette idée, qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans ? *******


Eh bien c'est simple, elle intervient après tout ça.

Ma mère a plein de vieux meubles dans un garage. Bon, des vieux trucs qui datent au plus tôt de mon enfance, mais qui fonctionnent bien et ne sont pas cassés. (ça change de chez moi)
En plus, son chéri adore bricoler, alors il redonne une jeunesse à tout ce qui lui tombe sous la main. Il a vraiment l'air d'être un brave gars avec une franchise, claire mais correcte. S'il est vraiment comme ça, ben tant mieux pour ma mère, qu'elle soit bien et qu'elle ne fasse pas de connerie, c'est tout ce que je lui souhaite.


Donc, comme je le disais dans l'article précédent, ni moi ni soeur Anne ne voyions venir ... l'aménagement de mon mari dans son appartement !

Et moi bon, j'ai bien apprécié sa présence mais là, ça commençait à me peser de plus en plus.

Un beau matin (ben oui, forcément beau le matin), je pensais à ce que ma mère disait à propos de mon mari.
Et enfin, est arrivée L'IDEE !!


J'ai téléphoné à ma mère en lui explicant que si elle pouvait aider mon mari à se trouver un frigo et une cuisinière, sachant que nous avions des matelas, ça m'arrangerait car il pourrait alors enfin partir vivre dans son appart, prendre les enfants de façon petit à petit régulière, afin qu'on l'organise cette séparation. Parce que là, on en était loin !




Et là, je dois bien l'admettre, j'ai vu que eh oui, ma mère est incroyable.

Elle lui a fait la totale. Maintenant il a tout. la vaisselle, linge de maison, couvertures, bibelots, lave-linge et MEME .... un sèche-linge A VAPEUR !!!!!!!!


Il a tout, et même des trucs à raclette, tout ce qu'on n'avait même pas imaginé. Limite même, il a trop de choses pour son minuscule appartement (2 pieces).
Waow, on peut pas dire qu'elle fasse les choses à moitié.

Le plus dur maintenant, ça va être de veiller à ce qu'elle ne parte pas dans l'excès. Parce que là elle parle en plus d'armoire 4 portes à mettre dans la chambre où il y a déjà les 5 couchages, à mon avis, on atteint les limites.
Même avec moi, elle a voulu m'apporter un bureau pour mon ptit 3ème qui avait un bureau de cp. Je lui ai dit que j'aurai pas la place, elle l'a apporté quand-même.
Bon, elle avait raison il n'est pas grand mais est mieux pour mon ptit bonhomme. Du coup c'est la petite dernière qui a hérité de l'ancien bureau de son frère, et tout le monde en a un maintenant. Chaque enfant, et moi aussi. cool.



Voilà donc la fin de l'histoire. Vous comprenez donc que je ne peux pas d'un coté profiter des bienfaits de ma mère, et d'un autre coté lui concerver une rancoeur qui là du coup deviendrait de l'ingratitude.

Et puis, durant tous les jours où j'ai été seule avec mes enfants, je me suis bien souvenue de tout ce qu'ELLE, elle faisait pour qu'on vive bien à la meilleure période de notre vie avec elle. Elle s'est bien débrouillée quand même, et elle a veillé sur nous quand on était tout petits, elle nous a apporté les bases quand on était le plus vulnérables.
Pour mes deux plus petits frère et soeur, c'est plus délicats, ils étaient bien trop petit. Là c'était trop salaud de partir. Trop égoïste. Et puis pour ma soeur qui a été retirée, là aussi il y a faute grave je trouve. Mais bon, il faut pardonner. C'est pas évident, on n'oublie pas, mais il faut arriver à pardonner.
Pour l'autre, mais aussi pour soi. On est trop peu de choses pour ne pas faire de notre mieux pour avancer. Pour ça, il faut abandonner ses chaînes.

jeudi 5 novembre 2009

A la demande générale ... de Poulette en fait.

Salut !

Bon, je viens de me faire tirer l'oreille par la Poulette alors je commence vite par écrire un message sur le blog, sinon elle va me botter les fesses dit-elle. (Elle l'a pas dit aussi poliment uhuhu)

Alors, que c'est-il passé ces derniers temps ?

Commençons par mon mari et moi.

On s'est remis ensemble.

...........
...........
...........

Mais non, je déconne !!!
Oui, je sais, je suis une peste.

Non, en réalité, c'est bien plus complexe.
Je ne vous ai pas encore raconté que j'ai emmené les enfants camper ce mois d'aout durant une semaine près de chez moi, dans un super camping avec un lac privé et piscine pour les petits et un lac public, juste à coté.
Les enfants ont appris à nager, y compris miss5ans qui a appris à nager sous l'eau. Elle plongeait sous l'eau en criant "géronimoooo".
Rah la ptite saucisse. C'était trop marrant et ça nous a fait énormément de bien.

Ca nous a coûté très peu d'argent (150 euros les 7 jours + 2 jours où on a laissé la tente sur place pour rentrer à la maison parce que de gros orages étaient annoncés... ça va, c'est correct non ?)

Les 3 derniers jours, mon mari est venu nous rejoindre.
La tente, elle est tellement chouette et grande (un dome) que nous avions 3 chambres séparées et un grand espace au milieu.
Monsieur mari a dormi dans cet espace là.

Il a été très surpris de voir la façon dont je dépensais mon argent car cela faisait des années que ces choses-là n'étaient pas possibles.
On s'est contenté de peu, mais c'était génial.
Lui, ça lui a donné envie.
Envie de vivre et de ne pas être prisonnier de son manque d'argent.
Voir à quel point les enfants et moi étions heureux de ce que nous avions, ça a dû le rendre jaloux. Jaloux dans le bon sens, du coup.

Bref, lorsque nous sommes rentrés, il m'en a parlé, il était pensif et son cheminement intérieur se lisait sur son visage.
On est bien d'accord hein, tout cela est à relativiser car les apparences sont souvent trompeuses, particulièrement chez les toxicomanes.
Alors pour préciser ma pensée sur le moment, j'étais étonnée, mais je ne criais pas victoire et je suis restée sur mes gardes.

le mois suivant, il a nettement moins dépensé son argent. Il a enfin pris son appartement, enfin signé le bail et payé le loyer. Il a aussi payé sa part de notre crédit sans faille et m'a donné un peu d'argent, en dédommagement disait-il.
L'appartement n'était pas du tout meublé, mais il a continué à le payer le mois suivant et à combler son découvert bancaire.

Ah oui, une chose très importante.
Sa famille et lui se sont fachés d'une façon si forte, que nous avons tous vu un autre visage chez les siens. Tant mieux, on sait tous à quoi s'en tenir maintenant, et lui y compris.
C'est depuis qu'il n'a plus mis les pieds dans sa famille qu'il n'a plus touché à l'héroïne.

Alors, j'ai décidé de lui venir en aide.
Les conditions d'entraide étaient bien établies.

Mensonge, came, dépense inconsidérée, et c'était la porte directement. De plus, il était là en tant qu'invité. Donc, interdiction absolue d'intervenir dans mon éducation ou mes décisions, et le dodo c'est sur le canapé.


Il est resté encore un mois chez moi.
Mais très vite, je me suis laissée aller. J'ai recommencé à me laisser vivre et le laisser faire tous les repas et prendre les enfants en charge pour l'école et les choses de cet ordre.
Moi, j'ai à nouveau délaissé mon appartement petit à petit.


Mes sentiments pour lui aussi sont compliqués.
Je vois bien que je l'aime beaucoup et que son cerveau petit à petit s'est remis en état de fonctionner. Ca fait du bien à toute la petite famille.
On a bien eu des petites "activités intimes" tous les deux (ahem) et là aussi, progrès pour lui.
Le produit l'avait rendu presque impuissant et même éjaculateur précoce (tout pour énerver une femme quoi).
Ca c'est nettement amélioré au fur et à mesure que cette toxine quittait son corps.


Encore un détail : je ne me souviens même plus la dernière fois qu'on s'est engueulé, tellement ça remonte à loin.
Tant mieux, ça fait du bien des relations normalisées.


Alors, tout notre entourage à commencé à croire qu'on s'était vraiment remis ensemble et qu'on allait reprendre la vie commune.
Mais moi, là, je ne suis pas d'accord et il le sait bien, la vie séparée reste de mise, le soutien mutuel et quelques petits jeux occasionnels ne remettent pas cela en cause.


A chaque fois qu'il a reçu son argent, il a fait baisser son découvert. Il a atteint la moitié de la somme qu'il dépensait avant.
Bien.

Mais, comme soeur Anne, niveau aménagement de son appartement, je ne voyais toujours rien venir, ni même la possibilité que ça vienne.

Alors il m'est venu une idée.

Cette idée a eu plusieurs conséquences, aussi, pour vous raconter cela correctement, je vais le faire si vous le permettez, dans le message suivant.

Déjà là, avouez, ça en faisait des choses.


Bon, ça va Poulette ? Satisfaite ? Je peux retirer les coussins de sécurité que j'avais ceinturés à mes fesses ?
Non, t'inquiètes, la suite arrive immédiatement, alors pitié, pas les dents.
:)))

mardi 27 octobre 2009

dimanche 25 octobre 2009

Des solutions ?

En écrivant, il me vient des idées.

Je vais les noter ça va pitetr m'aider.

Donc, appeler l'université et quoi qu'ils me disent, leur demander le programme détaillé de la formation qui suscite mon intérêt.
Comme ça, j'aurais les informations sur les langages à étudier, et au pire, j'achète les livres et j'apprends toute seule.
Ouais je sais, ça vaut pas une formation tutorisée par un professeur mais bon, ce sera mieux que stagner.

Euh, quoi d'autre.
Tain, j'avais pensé à plusieurs trucs en envoyant les deux messages précédents, et là, en deux secondes, oubliés.


Ah ouais !!!! Me rappelle : voir les web agency, rencontrer des pro et les interroger.
Mais ça par contre ça me fout la trouille. C'est vrai hein, faut se lancer déjà, et le premier pas pour moi c'est une montagne, ensuite il faut réussir à rencontrer quelqu'un et réussir à obtenir un entretien.
Après bien sûr, ben faut poser les bonnes questions si on veut avoir des réponses pertinentes.
Bon, on va essayer, hein ?


Eh, oh , du calme.
Je ne vais pas me jeter à l'eau comme ça, si brutalement !
C'est l'hiver, merde !

Ouais, allez, j'avoue. Je suis pas encore prête pour cette étape là (celle des pros).
J'ai encore une chaine au pied, dont je parlerai plus tard, quand je m'en serai débarrassée.


Allez, ça m'a fait du bien d'écrire, maintenant je commence enfin à être fatiguée. Je vais aller me reposer.

Ca sert à ça un député ?

Et le député de mon coin ? Il pourrait pas faire un lien entre la région et l'école ?
Est-ce que ça fait partie de ses compétences ?

Ca serait peut-être à creuser comme idée.
Parce que, je l'ai déjà contacté moi la région pour ce qui concerne la formation etc, aucun de ceux qu'on m'a passé n'a su me répondre.

Eh voilà, re-trouille.

Que dire ?

Lundi, 4h42, sur le net, morte de trouille, et qu'à toujours pas dormi ... NORMAL !

Qui trouve absolument pas qu'est-ce qu'elle va foutre de son diplôme maintenant !
NORMAL !

Je comprends pas. J'avais bien vu sur internet que j'allais pouvoir faire une super formation pour apprendre mon métier A CONDITION D'AVOIR MON BAC !?!
J'ai quand même pas rêvé !

Je trouve plus rien et la trouille au ventre commence à monter et à bien tout nouer là-bas dedans.

D'abord, je me suis aperçue d'un truc, c'est que si je voulais (ou si une école acceptait mon dossier et que ce soit le cursus qu'il me faut), je pourrais passer une licence en 3 ans.
Je croyais qu'il fallait avoir déjà le bac+2, c'est dire si je ne sais rien à rien.

Quand j'ai vu ça, j'ai eu envie de vomir. Pour de vrai. Ca m'a tellement troyée que je suis allée au toilettes jusqu'à ce que ça passe.

Maintenant je vois qu'à l'Université de Genève, je pourrais aller en cours tout en vivant avec mes enfants.... du moins s'il y a un accord entre Genève et la France, et s'il y a un financement, et s'ils acceptent le dossier, et si que sais-je encore.
Nulle part je ne trouve trace d'un tel accord -déjà, pour commencer- pas même sur le site du Ministère de l'Education.
Aïe.
Pas rassurant.


Par contre, ils disent sur leur site (l'Université de Genève) qu'ils font aussi les formations à la carte et qu'il faut les contacter pour voir toutes les possibilités.
Bon, ok, ils parlent pour les suisses. Mais je vais appeler quand même ; on ne sait jamais.


Alors voilà quoi, trouille, peur de rêver et de tomber de haut, j'ai demandé à Soeur Anne, elle ne voit rien venir non plus,
la rentrée universitaire elle, elle a bien commencée, mais sans moi.

mardi 29 septembre 2009

Eh beh !!

Un mois sans web. Arf.
Mais il y a pire : de retour sur le net, pas un seul e-mail d'amis ou de proche ... VieDeMerde.

Bon, plus sérieusement, je me suis posé la question durant mon grand désert numérique de l'intérêt, pour moi comme pour les 2 ou 3 lecteurs qui ont suivi mon blog, de continuer.
J'avoue, je suis une mauvaise blogueuse puisque je ne l'alimente pas régulièrement et que je ne fini même pas les histoires que j'ai commencé à y raconter.

Je vais voir si j'arrive à faire mieux mais sinon, je ne donne pas cher de la peau de ce blog.
Survivra-t'il à mon manque notoire d'organisation ?
Devrais-je le transformer en recueil de mes petits délires de pensée ?

En même temps, j'ai envie moi de raconter ; ça me fait plaisir et puis aussi ça m'aide à faire un peu le point, à revenir sur des choses dont j'aurais pas remarqué les détails si je ne l'avais pas écrit. Alors bon, on verra bien.
Qui vivra, verra ... qu'y disaient
;)

mardi 14 juillet 2009

Un pain dans la gueule. Acte I

Je suis navrée.
Navrée d'être aussi conne, d'une part, et navrée aussi d'être si peu assidue au blog.
C'est que, chaque fois qu'il m'arrive quelque chose, je mets du temps à m'en remettre. Et avant même que je trouve l'inspiration pour vous raconter, hop, il me tombe un nouveau truc dessus.

C'est ce qui explique que vous ayez si peu d'informations sur le déroulement des choses.

Aujourd'hui, cette nuit devrais-je dire, c'est un peu différent : je décide de tout vous raconter avant de dormir et de me réveiller dans le coltard ... et de ne plus avoir la force de raconter.

Il est 5 heures du matin, je n'ai pas dormi et je ne pense pas que je vais dormir cette nuit. Je dois me lever super tôt demain et j'ai peur de ne pas y arriver si je dors. Pourtant je suis fatiguée, mais j'ai trop peur de mon état au réveil si je pars me faire bercer dans les bras de Morphée.

Alors voilà, la goutte d'eau qui manquait peut-être pour faire déborder le vase.

Vendredi, "cherMari" est sorti de l'hôpital où il a fait sa cure de désintox pendant 10 jours (oui je sais, c'est trop peu .... passons). Le gars de l'association APRETO qui s'occupe de lui m'a dit que s'il retournait chez sa mère après sa cure, c'est le renvoyer directement en Enfer.
De toute façon, elle avait dit sa mère qu'elle ne veut plus qu'il retourne chez elle.

Moi, voyant qu'il avait enfin raconté son secret de famille, je pensais qu'enfin il avait une chance de réussir à se sortir de la drogue. Je ne voulais pas revivre avec lui pour autant, mais j'avais décidé d'être cool avec lui, de l'encourager, l'aider à trouver un appart et l'aider de toutes les manières que je pourrai, pour qu'il ait toutes ses chances de son coté.
Comme il était censé avoir son appart pour le 15 juillet, je me suis dit que ce serait bien de l'accueillir d'ici là, surtout que ce mois-ci il m'a donné procuration sur son compte bancaire pour que je prenne tout l'argent du mois et que je rembourse sa part de crédit de notre terrain, qu'il n'avait pas payé depuis 4 mois.
Ce terrain, qui n'a pas encore trouvé d'acheteur, nous coute 500 euros par mois, soit 250 chacun.
4 mois multiplié par 250, on est d'accord, ça fait 1000 euros.
Il a réparé, s'est montré de bonne foi (enfin), donc je voulais me montrer solidaire, autant que faire se peut, vu les circonstances que vous savez.


Eh bien je me suis bien faite avoir.
Et en beauté cette fois.

J'avais mis de l'argent de coté chez moi car je voulais emmener mes enfants camper jeudi qui arrive. J'avais donc prévu le budget "emplacement" pour la semaine.
Aujourd'hui, c'est le 14 juillet. Il avait emmené les enfants se baigner au lac et m'a téléphoné parce que des voisins et amis l'ont trouvé là-bas et ont proposé qu'on se fasse le barbec qu'on n'a pas pu faire hier.
J'accepte et on se passe une soirée très sympa, détendue, cool quoi. Bon, on a raté le feu d'artifice mais ma voisine, tous les enfants et moi l'avons vu de loin (c'était beau, y avait des coeurs et des fleurs, très joli).

Vers la fin de soirée, j'ai vu sur CherMari le visage triste que je connais si bien. Je le questionne devant ma copine et il nous rassure en disant, j'avoue, j'ai bu 2 ou 3 verres du vin que copain avait ammené. Moi je dis "ah bon ? tu crois que c'est une bonne idée, tu sais que l'alcool ne te convient pas pourtant".
Il me dit que ça va et que ça lui fait plaisir de faire une exception. Ma copine me dit "c'est vrai qu'il est peut-être légèrement pompette mais on passe une bonne soirée, s'il s'arrête là c'est peut-être pas grave ?)
J'admets que bon, pour une fois, en plus j'ai pas envie de lui prendre la tête, qu'il peut décider de lui-même et que ça peut expliquer cet air triste sur lui. Ok, je laisse pisser.

On fini notre soirée tranquilles, on rentre super tard, tout le monde est content, enfants compris.

Et là, tout s'écroule.



*******
Description de la scène
*******

Je suis dans le salon. Miss15ans, Mister10ans et CherMari sont dans la cuisine.
Miss15ans regarde son portable et Mister10ans se prend un choco sur la table (à une heure pareille, tout à fait normal!!)

D'un coup Miss15ans entend un bruit familier, le bruit de quelqu'un qui sniffe. Elle regarde son père qui est penché sur le buffet, juste à coté d'eux, caché par un rouleau d'essui-tout .

Là, j'entre dans la cuisine.
Miss15ans dit à son père - " ça sert à quoi que tu sois parti en cure, tu y es allé pour quoi exactement ?"
Je regarde ma fille avec étonnement, Chermari profite de cet instant pour faire un clin d'oeil à notre fille, pour qu'elle se taise.
Mais .... elle a refusé de se taire.
-Pourquoi tu me fais un clin d'oeil, lui dit-elle, tu crois que je vais rien dire parce qu'il y a Maman ? Où t'as mis le truc bleu avec lequel je viens de te voir sniffer là ?


Wow ! Direct je plonge sur lui pour mettre les mains dans les poches lâches de son short. Lui, il est tellement sonné que sa fille l'ait "balancé" qu'il ne réagit pas assez vite. Il tente de bloquer ma main mais elle est bien plus petite que la sienne et je la faufile. Je sens un papier, je le saisi et le garde. Lui se sent pris de tous cotés car Miss15ans est venue d'instinct l'empêcher de m'empêcher. Vous suivez ?
Je garde le papier qui en fait, est une sorte d'enveloppe confectionnée à partir d'un carré (ou rectangle) de papier, savamment plié.
Les Tox connaissent bien ça, c'est ce qu'on appelle un "queps", ou "paquet"... d'héroïne bien sûr.

QUATRE JOURS seulement après être sorti de sevrage hôspitalier.
Incroyable. Faut vraiment vouloir se foutre dans la merde à en crever, y a pas d'autre explication ! Si ? Z'en connaissez une vous ?


Alors moi bien sûr, je suis abasourdie ! Il est 2 heures du matin et je ne veux qu'une chose : qu'il sorte immédiatement et à tout jamais de ma vie.
Et du quotidien de mes enfants aussi, parce que eux, ils sont rentrés tout contents ce soir, heureux que leur père en plus soit à la maison jusqu'à mercredi, tranquilles et sereins.
Et d'un coup d'un seul, tout s'écroule pour eux. Leurs certitudes sur ce que sera demain, (papa à la maison) et sur la guérison de leur père !!!!! qui leur a juré ses grands dieux que maintenant il était sorti de tout ça et qu'il allait redevenir l'homme qu'il était à l'intérieur.

Mister10ans, pendant que son père était à l'hôpital disait : Papa est "en guérison" là, faut pas qu'on s'inquiète.
Putaiiiiiiiiiiiiiiin !


Bien entendu, l'histoire ne s'arrête pas là ! Pourquoi faire un simple quand on peut faire compliqué ?

Môssieur fait tout pour faire trainer en longueur, se "lave la suie du barbec" qu'il a sur les pieds et les jambes mais en réalité se prend carrément une douche. Tout à fait ce que j'ai remarqué ces derniers temps : il fait exactement ce que lui il veut, rien à foutre de ce qu'on dit (et j'ai vu des tas d'exemples depuis qu'il est rentré de cure)

Il a réussi ça parce que moi, j'ai profité qu'il aille à la salle de bain pour appeler Voisineamie et lui dire afin 1 : d'avoir son aide morale, 2 : que là elle ait la preuve flagrante du déroulement des choses. Et ça, je l'ai fait pour une autre raison : son mec m'avait bien mal jugée et elle-même a douté parce qu'ils ont longtemps cru en ses plaintes et complaintes à lui, chermari. Il avait toujours une bonne raison d'expliquer son mal-être par MOI. Soit j'étais trop dure, trop ceci, pas assez cela, ou que je l'ai fouillé (il avait tourné ça hors contexte, en me faisant passer pour une, je sais pas moi, une marâtre ?)
Cette fois c'est flagrant, impossible de remettre la faute sur moi, on s'est quitté même pas 10 minutes avant nos voisins et nous et ils ont bien vu que j'étais vraiment cool avec lui, et que j'avais vraiment l'intention de l'aider pour la suite autant que je pourrais me le permettre.
D'autant plus que justement, en leur racontant ça, voisin-copain a dit qu'il l'avait vu parler avec un gars qui lui a "taxé des clopes"; rien vu de plus mais a remarqué ça néanmoins.

Bref, tout ça n'est que détails mais moi, ça me fait des poids en moins, de pas être la seule à voir comment se déroulent les choses.

Du coup !!!
Voilà mes voisins impliqués, ce qui a été instructif pour la suite.

Je ne lache plus Chermari d'une semelle pour voir s'il me pique quelque chose. Je n'ai pas un instant l'intention de lui donner quoi que ce soit, pas même une clope, que ce soit une "roulée" ou pas. Je veux qu'il sorte d'ici pour de bon. Il cherche des trucs en haut du buffet. Pendant que moi je gueule, ou que je tourne un instant le dos, je ne sais pas, il fait un geste inaperçu.
Je l'ai su un peu plus tard.

D'abord je suis descendue avec lui récupérer le matos de camping dans sa voiture, mais en fait il est parti sans ses clés et en vélo, puisque son auto a un pneu crevé ... et une roue de secours crevée.

Attends ... Et si la crevaison ça avait été une arnaque aussi ? Pour utiliser MA voiture et expliquer la non-visite à sa mère qu'il avait "décidé de faire" ???
Putain ! Faut que je vérifie ça..... Que je fasse enlever et gonfler sa roue pour voir si elle est vraiment crevée...
En plus ça me ferait un entrainement : j'ai jamais changé la roue d'une voiture.






Donc là, il part et moi je remonte chez moi.

Ma voisinecopine vit au premier étage. Elle ouvre sa porte alors que je monte chez moi. On se parle un peu et elle me dit qu'elle vient de le voir passer sous son balcon...
Mais c'est l'opposé d'où je l'ai vu partir moi.
Ben oui, me dit-elle, il est venu ramasser son portefeuille je crois ... c'est toi qui l'a jeté par la fenêtre ?
Moi je réponds
-
Attends, attends attends, un truc jeté par ma fenêtre ? que tu as vu tomber ? Oh le salaud, le fric des vacances !!!


Je fonce chez moi, je cherche, je trouve plus que 50 euros. J'avais séparé les billets mais les 150 autres euros, impossible de me souvenir ce que j'en ai dépensé exactement. Selon moi, sur le coup, il me manque au moins 50 à 100 euros. Mais je n'arrive pas à éclaircir les choses dans ma tête.
Une seule chose est claire : s'il a jeté ça, c'est pour le sauver, il faut absolument que je lui reprenne si ça m'appartient, ou que je connaisse la quantité si c'est de la came.


Et là mon sang ne fait qu'un tour. Je fonce prendre ma voiture. Ma grande fille me suit. La petite dort et les 2 garçons sont réveillés et ils savent rester seuls peu de temps comme ça. Ma voisine suit l'affaire, elle est là s'ils ont besoin.
Je fonce pour rattraper Chermari.


Et alors là, mais alors là, ça a été la totale.
Le ridicule et le pathétique le plus absolu.
Etre acteur dans une situation aussi lamentable franchement, il y a pas de quoi être fier je vous le dis.


Je vous raconterai la suite après, elle est encore plus minable que le départ.

Comme là ça fait plus de 2 heures que j'écris, je sature.
Pis j'ai plus d'clopes et il est 8 h 20 maintenant. J'ai des roulées mais c'est dégueux ... et puis j'ai peur de m'endormir à une heure pareille.

En tout cas une chose est sûre. Si je me laisse encore embobiner par lui désormais, c'est que je suis vraiment la dernière des connes.

samedi 11 juillet 2009

Diplôme : le résultaaaaat

Pffff !


Comment ça ? Qu'entends-je ?

(non Poulette, pas "qui me parle ?", pééénible va)

Quelqu'un ici à osé douté que je puisse obtenir mon diplôme ???????


Non mais sérieux vous me preniez pour qui là ?
BIENNNNN SUUUUUUUUUUUR que je l'ai obtenu mon DAEU et AVEC MENTION en plus !!!!!!!!!



YYYYEEEEEEEEEEEHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!




Bon, alors euh, j'vous l'dis discrètement à vous, la mention c'est juste "Assez Bien", mais vous le répétez à personne ok ? En fait je l'ai eue parce que ...


J'ai eu 12 sur 20. Et attention ! Pas une note inférieur à 10 hein ! Quand je fais les choses euh, je les fais bien moi, ça rigole pas !!!!


Des détails ?

Oh vous croyez que c'est bien utile ? Arf, je sens que c'est une question de survie pour tout le monde ! Bon, alors je me sacrifie, je dis tout. Mais c'est bien parce que c'est vous hein !!

(QUI a dit que je me la joue là ? MOI ? Me la jouer ? putain, je crois que ça se voit là ^^)


Allez, trêve de plaisanteries. En réalité je suis super contente. J'ai douté un bon moment et puis après je n'y croyais plus du tout parce que la réponse tardait beaucoup trop à venir. J'ai pensé que peut-être ils n'écrivaient qu'à ceux qui avaient réussi en premier et que moi, ce n'était pas mon cas.
Mais j'étais quand même déjà super heureuse d'avoir pu aller le passer, et de la façon dont je l'avais vécu. Je m'estimais super chanceuse déjà. Mais alors là ....

Quelles n'ont pas été ma surprise et ma joie de découvrir que j'avais réussi !
Et le coup de la mention, je trouve que ça présente un avantage certain, c'est que lorsque j'écrirai "mention Assez Bien" sur mon CV, le recruteur sera certain que je n'ai pas seulement le niveau de ce diplôme, mais que je l'ai bien obtenu.

En tout cas, dans ma tête, je me sentirai super détendue, face aux recruteurs dorénavent. Nettement plus que quand je disais "eh bien non, je n'ai pas de diplôme mais ..."
Maintenant je suis crédible à mes propres yeux, donc je le serai certainement d'autant plus dans ceux de mes interlocuteurs, en tout cas je l'espère.

Bien sûr, on est d'accord que les diplômes ne représentent pas tout et ne veulent pas forcément dire grand-chose, qu'ils ne sont pas forcément synonymes de réussite professionnelle et encore moins personnelle. Je sais aussi que de nombreuses personnes ont réussi de belles carrières sans être diplômées. Mais pour moi, en dedans de moi, eh bien ça change tout. C'est comme si je m'étais libérée d'une chaîne, d'un poids de trop. Maintenant, j'envisagerai et entreprendrai des choses bien plus sereinement, et je n'ai plus cette peur qui m'anéantissait et m'immobilisait.

Franchement, merci Mon Dieu, merci Poulette, et merci aux autres personnes qui ont contribué d'une manière ou d'une autre à cette réussite.

Je gagne un an, et certainement aussi un potentiel de réussite agrandi pour la suite de ce que j'ai à faire.
Je suis heureuse.



EDIT :

Du coup j'ai oublié de mettre le détail des notes
(QUI as dit quelque chose sur ma mémoire là ? Attention hein !!)


Philo : 10/20
Anglais : 10,5/20
Espagnol : 13/20
et Français : 14,5/20


D'accord, c'est pas super élevé, mais je trouve que c'est quand même honorable, vu les circonstances. Alors je suis fière, contente et ça m'encourage beaucoup à bien travailler pour la suite.
:-)

mercredi 8 juillet 2009

Diplôme : les examens.

Alors alors alors, que ne vous ais-je pas encore raconté ?

Eh bien les examens et le séjour à Paris voyons !!


Commençons par le commencement.
Les cours :
Je n'ai pas pu les suivre finalement. Je n'ai fait que les deux premières leçons de philo (leçons d'environ 20 pages chacune quand même hein). Je n'ai même pas eu le temps de les envoyer à la correction, trop tard ils n'auraient pas pu les corriger.
Pour les autres matières, français, anglais et espagnol, je n'ai même pas ouvert les livres. Sont tout neufs encore.

Ce qui fait que le jour de l'examen approchant, je me suis posé beaucoup de questions sur le bien fondé d'un tel voyage (environ 600 km je crois) pour aller rater un examen à Paris.

Ma réflexion a été la suivante :
a) j'ai l'argent du voyage
b) aller rater l'examen, c'est quand même voir comment ça se déroule et avoir une solide expérience pour le repasser l'année prochaine sans peur.
c) aller à Paris, ça veut dire aller chez Poulette et ça, ça vaut tous les efforts du monde.

Décision :

ET COMMENT QUE JE VAIS Y ALLER !!!!!!!


J'ai trouvé des billets de train pas trop cher mais il fallait partir bien plus tôt que les jours d'examen et repartir bien plus tard ... mais ça, ça m'arrangeait bien.
Donc, j'ai pu passer toute une semaine chez ma Poulette (ma pote pour ceux qui n'ont pas compris) alors que je n'avais que 2 jours consécutifs d'examens. Le truc qui, au départ se présente comme une épreuve mais qui se transforme en vacances d'agrément.

Et grâce à la grève des cheminots, j'ai même dû avancer mon départ pour Paris d'un jour, génial !!
Donc, j'arrive le lundi soir, on fait plus ou moins la fête et on se couche super tard.
J'ai passé des moments merveilleux avec mon amie et son homme. Nous avons beaucoup parlé, elle et moi sommes allés à plein d'endroits tous plus magnifiques les uns que les autres. (dont un château qui était une pure merveille)
Et mon amie a réussi un exploit que personne avant elle n'avait réussi sur moi : me permettre enfin de m'accepter et d'accepter l'idée que je puisse être plus intelligente que je n'ai osé l'imaginer.
Toute ma vie ou presque je me suis cru stupide. Elle, elle est la seule qui ait su trouver les mots et les arguments pour que je puisse enfin entendre que non, je ne suis pas stupide et qu'au contraire, on peut penser que j'ai une certaine intelligence. En tout cas elle m'a convaincue d'une chose, c'est que je suis bien plus cultivée que je ne croyais et que j'ai une bonne logique de réflexion, en général.

Comme ça m'a fait du bien ça !!


Alors ça déjà, c'était un point très important pour mon avenir et ça m'a permis de rentrer chez moi avec le coeur léger. Même que durant tout le chemin de retour dans le train, j'avais un sourire béat sur les lèvres. Trop bons ces moments.


Les épreuves maintenant.
Le DAEU, comme je l'ai expliqué dans d'autres post, c'est un diplôme universitaire, qui est l'équivalent du BAC.
Comme moi j'ai choisi l'option A, c'est donc un DAEU littéraire que j'ai passé. DAEU signifie Diplôme d'Accès aux Etudes Universitaires.


Le premier matin, nous nous étions couchés assez tard la veille (surtout moi en fait, elle, elle m'engueulait mais j'avais toujours de quoi me tenir éveillée quand même).
Le premier matin disais-je donc, j'ai passé l'épreuve de philo.

Dès la fin de la première heure, un quart de la salle est sorti. Moi, en les voyant abandonner, j'ai pris peur. Je me disais, si eux, qui ont eu cours toute l'année abandonnent, que vais-je faire moi ? Surtout que la première demi-heure, c'était le vide intersidéral niveau inspiration.
Mais ensuite, tout est venu de soi-même. Les mots glissaient tous seuls et au bout des 4heures et demi, j'étais vidée physiquement, mais heureuse. J'avais pris un réel plaisir à réfléchir à la question et à transcrire mes pensées pour que mes profs correcteurs les lisent. C'était drôle, je pensais à eux à chaque épreuve... à comment ils allaient percevoir et comprendre mes écrits.
La philo, y a pas à dire, j'ai ADOré ça.
J'en suis sortie sans savoir si j'avais bien travaillé ou non, mais avec le sentiment que ça ne devait pas être si mal que ça, malgré tout. Je n'étais plus aussi sûre de me planter qu'avant d'entrer dans la salle. J'avais toujours entendu dire des bacheliers qu'alors qu'ils avaient de bonnes notes en cours de philo, ils s'étaient ramassés lors de l'examen dans cette matière et que les 4, 5 ou 6 sur 20 n'étaient pas rares. De quoi sortir de là avec une absolue incertitude quand aux résultats que j'en obtiendrais quoi ...


L'après-midi c'était Espagnol.

Là comme on dit, j'ai flippé ma race.
J'ai lu le texte à travailler, et je n'en ai pas compris tous les mots. J'ai fait des déductions pour m'en sortir. Le texte portait sur la lutte contre le tabagisme en Europe et après avoir répondu à des questions et traduit quelques phrases, nous devions faire un texte, exemples à l'appui, de 200 mots (si je me souviens bien). C'est pour cette partie là que nous avions droit à un dico, ce qui m'a sauvée.

En tout cas, au bout de 4 heures d'épreuve, je me suis débrouillée en utilisant les mots du texte d'études pour bidouiller et ne pas trop me ramasser sur cette matière. Moi, je trouve que le bidouillage c'est un peu de la triche quelque part. Quelqu'un m'a dit que non, que c'est justement ça qu'il fallait faire. Bon, s'ils le disent ...
Je suis sortie de là sans savoir si j'avais fait un carnage ou si je m'en étais bien tirée.


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A la fin de cette première journée, quand je suis sortie de l'enceinte de l'école, je me sentais comme sur un nuage, épanouie.
J'avais l'impression que dans une salle de classe, à écrire et à penser, j'étais dans mon élément. Chez moi. Y en a qui se sentent dans leur élément quand ils sont dans l'eau, ben moi c'est quand je suis à l'école... Drôle de fille non ?

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Le lendemain, j'avais déjà un peu plus peur. C'était Français le matin et Anglais l'après-midi.
4 heures à chaque fois... ou peut-être 4 heures et demi pour le français.

Alors là, pareil : la première demi-heure, le blanc total... J'ai pensé aux écrivains qui se plaignent du syndrome de la "page blanche", j'avais tout pareil et j'ai compris l'angoisse que ça peut procurer.
Mais je me suis dis que peu importe si je ne devais rien pouvoir écrire, je ne sortirais pas de cette satanée salle de classe avant la fin officielle de l'épreuve.

J'ai choisi de faire une explication de texte sur un extrait de "madame Bovary" de Flaubert.
Et là, quand mon inspiration est arrivée, ça a été un plaisir inexplicable. Vraiment, ma joie, mon plaisir à chercher, trouver et exprimer des choses est d'une puissance dont je ne reviens pas encore.

Ce qui était très marrant, c'est que lorsque j'avais lu ce passage du livre, je m'étais demandée pourquoi l'auteur allait si loin dans une description qui me paraissait d'autant plus inutile qu'il n'a plus été question de ces choses décrites dans le reste de l'histoire.
C'est en faisant l'explication de texte que j'ai compris. Alors j'ai noté ce que je comprenais, et plus j'écrivais, plus je me souvenais que c'est exactement ce que le prof avait souligné sur Flaubert lors de mon premier (et seul) voyage d'études à Paris, en janvier.
Pour ceux qui se souviennent, c'est ma Poulette qui m'a offert le billet de train pour le voyage de janvier. Donc, c'est en grande partie grâce à elle que tout ça a été possible et que j'ai pu ne pas être rongée d'angoisse à propos de mon examen de français.

Comme j'ai aimé, mais comme j'ai aimé cette épreuve là. Rien que d'y penser, je sens encore le bonheur m'envahir.
Merci ma Poulette, tu as changé ma vie.


La deuxième après-midi par contre, c'était anglais et là, j'en ai bien bavé.
J'ai fait tout ce que je pouvais. J'y ai mis toutes les forces qui étaient en moi pour être calme et pour ne pas lâcher le morceau.
Donc, comme à chaque fois, la première demi-heure : vide intersidéral.

Et puis après, ça a commencé à venir tout doucement, mais de plus en plus surement.
A la fin, pareil, il fallait un très long texte inventé. Le sujet que j'ai choisi était "un truc incroyable qui m'est arrivé la nuit dernière".
Alors j'ai inventé une histoire de fantôme en faisant bien attention de tourner les phrases de façon à utiliser les mots que je connais le mieux et éviter de me planter.
Au final j'ai trouvé mon texte assez amusant, mais je ne savais pas du tout si j'allais obtenir une note acceptable ou pas.


Après cette matière là c'était : VACANCES !!!!!!

Bien sûr, l'angoisse des résultats a été en moi tout le long après ces examens, mais j'avais un atout de taille pour ne pas trop criser : l'année prochaine, de toute façon je le repasse et je l'obtiens.

Et puis après tout, je suis déjà fière de moi pour une chose : malgré tout ce qui m'est arrivé durant le temps d'apprentissage qui m'était imparti, c'est déjà énorme d'être allée passer l'examen coûte que coûte.
J'ai pas lâché le morceau, je suis allée jusqu'au bout de mon projet, sans peur et sans reproche .... uhuhuhu mais je suis un vrai CHEvalier ma parole !!!!

Bon allez j'admets ? C'est vrai, j'ai eu beaucoup de chance tout au long de ce parcours. Et le soutien inébranlable et sans condition de mon amie, ça m'a donné une force et une volonté capables de renverser des montagnes s'il avait fallu.


J'en suis bien heureuse.

lundi 6 juillet 2009

Ce que j'écoute en ce moment

Rendez-vous chez le dentiste.

J'ai encore passé l'après-midi dehors avec les 3 petits.
Opération Dentiste.

On commence à se préparer 2 heures à l'avance. Ici il fait super chaud, on a tous besoin d'une douche. Le rendez-vous est à 15 heures assez loin. On part sur la route juste dans les temps on roule vite.
CONVOI EXCEPTIONNEL !!

Géniaal !

Bon, on se calme. On attend. Des voitures font demi-tour mais nous on est juste à coté maintenant. Donc on attend.
Là ... on est encore en train d'attendre. En fait.

Puis ça se débloque, on part et on arrive au cabinet à 15 heures 10.
(ok, note pour l'avenir, prévoir plutôt 2 heures et demi d'avance pour la prochaine fois)



Mais malgré tout je n'étais pas en retard.
Bah oui, les dentistes sont toujours en retard eux, pensez-vous ?
Nannn, mieux que ça : j'étais tellement en avance en fait, que le rendez-vous il est bien Lundi, mais celui de la semaine prochaine.
Eh ouais, je l'ai fait !!

- Elle a été cool la dentiste, elle avait du temps alors elle a fait la séance comme si elle était prévue. C'est toujours ça de gagné !!
^^